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Clarté, réalisme et résultats.

C’est en substance le message délivré samedi par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au 47ème Salon du Bourget. Dans ce qui est apparu comme le discours de la méthode de son quinquennat en matière d’industrie, Nicolas Sarkozy a d’abord tenu a affiché son volontarisme en la matière. « Il ne faut pas laisser tomber notre culture industrielle, a-t-il déclaré. Il y a un savoir-faire, une expérience accumulée, qui est l’apanage des grands nations industrielles ». Avant d’ajouter qu’il s’agit « d’un atout stratégique » dont il faut « préserver l’héritage ». Nicolas Sarkozy a également insisté sur « le devoir pour un pays d’avoir une politique industrielle », sans céder au fatalisme, « comme le démontre le sauvetage, puis le sursaut d’Alstom ».

Concernant les relations avec ses partenaires internationaux, le chef de l'Etat a d’abord réclamé la réciprocité « aux Etats-Unis et à la Chine en matière d'accès au marché ». « La naïveté c'est fini, la réciprocité ça commence », a-t-il lancé. « Vous voulez que nous ouvrions nos marchés, nous les ouvrirons à la minute où vous les ouvrirez » et « nous déferons nos barrières tarifaires à la minute où vous abaisserez les vôtres », a-t-il déclaré à l'adresse des Etats-Unis et de la Chine.

A l'intention des partenaires européens de la France, il a souligné que la politique de la concurrence devait s'inscrire dans la perspective d'une politique industrielle européenne, en récusant « une approche idéologique qui fait de la concurrence une fin en soi ». La France a d’ailleurs demandé le retrait de la concurrence  libre et non faussée » des impératifs du nouveau traité européen, provoquant vendredi une demande de clarification de la Commission européenne.

En matière de défense, le chef de l'Etat, qui est aussi chef des armées, a demandé une « remise à plat » des programmes militaires français, y compris ceux déjà engagés, avant la prochaine loi de programmation militaire qui débute après 2008 dont il a critiqué le processus d'élaboration. Il a souhaité que la préparation de cette loi « soit l'occasion d'une remise à plat des modalités de définition et de pilotage des programmes engagés », qui comprenne aussi « la conception et la présentation de la loi de programmation militaire elle-même ». « On n'est pas obligés de reprendre un processus qui n'a pas produit que des réussites », a-t-il insisté, refusant de se lancer « bille en tête dans un catalogue d'équipements ». Il a également jugé que l'Europe ne peut « se payer le luxe » de dupliquer les programmes, citant l'existence au sein de l'UE de « cinq programmes de missiles sol-air, trois programmes d'avions de combat, six programmes de sous-marins d'attaque et plus d'une vingtaine de programmes de blindés ».

S’exprimant enfin sur le dossier Airbus, dont l’Etat français est actionnaire de la maison mère EADS à 15%, il a appelé à une clarification de la gouvernance du groupe européen. Il en sera notamment question lors du futur sommet franco-allemand, prévu avec la chancelière Angela Merkel chez Airbus à Toulouse le 16 juillet, auxquels participeront les actionnaires d'EADS, DaimlerChrysler et Lagardère.

And now... have a fun :


Présentation du Rafale B 302
merci à Philippe, Geoffroy, et Vincent pr la video !