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Le Ministère des Affaires étrangères et européennes en lien avec la ville de Nantes, le monde étudiant (Université de Nantes, le réseau Universitaire d’Ouest atlantique), les entreprises (Atlanpole), et la Maison de Nantes et les associations européennes organise les 10 et 11 octobre 2008 à Nantes une manifestation grand public dans le cadre du programme « Paroles d’Européens ! ».

Avec un objectif clair : définir les 12 progrès que veulent les jeunes d’aujourd’hui pour l’Europe de 2020/2030.

L’Europe de 2020/2030 sera différente, et c’est la jeunesse d’aujourd’hui qui y réfléchira lors de la journée de réflexion du vendredi 10 octobre.

500 étudiants et jeunes professionels seront invités à s’exprimer et réfléchir à l’avenir de l’Union européenne lors de la journée du vendredi 10 octobre.

Cette journée sera consacrée aux travaux en ateliers, organisés autour de 4 thèmes de réflexion. Chacun des ateliers devra formuler des propositions, qui seront ensuite sélectionnées pour être soumises au vote de l’ensemble des jeunes participants.

Ce travail de projection, puis de vote, aboutira à la présentation des 12 progrès communs définis par les jeunes pour l’Europe de 2020/2030.

Ces propositions seront remises aux décideurs politiques le samedi 11 octobre, lors d’une séance plénière d’exception.

Cet échange se fera lors d’une séance plénière ouverte au grand public, retransmise en direct à la télévision, en présence d’invités prestigieux.

Cette journée sera l’occasion d’associer le grand public et le milieu associatif à l’événement.




Toute l'actualité de la Présidence française sur le site http://www.ue2008.fr bien réalisé, disponible en 5 langues, une carte des évènements et même une PFUE TV !

La seconde édition de « Paroles d’Européens  » s’est tenue à Marseille le 13 juin, à deux semaines de la présidence française de l’Union européenne (PFUE).

Placée sous l’égide du Ministère des affaires étrangères et européennes, cette rencontre a pour but de sensibiliser les citoyens aux enjeux de la présidence du conseil de l’Union Européenne, par le biais d’ateliers thématiques et de débats ouverts, autour de grands experts qui se livrent à un exercice de pédagogie bien utile.

Convié à cet évènement par le cabinet de Jean-Pierre Jouyet, je retrouve l’équipe de l’Atelier Europe, pour une journée singulière. Le résultat du vote irlandais doit en effet tomber en début d’après midi (le compte rendu de ce moment marquant est disponible ).

Après avoir récupéré la liasse coutumière de docs & programme d’une telle journée, un petit tour en salle de presse, mitoyenne et communiquant avec le salon VIP, bien pratique pour les interviews et prises de contacts (!), je file en plénière d’ouverture   au thème digne d’Ikea « Présider l'Europe, mode d'emploi ».

D’entrée de jeu, une ambiance de plomb me frappe, une épée de Damoclès irlandaise planant au dessus de la salle.  Kouchner, quelque peu agressif & tendu, expose les grands objectifs de la PFUE - défense européenne, bilan de santé de la Pac, plan énergie-climat, et immigration. Un bon point à son actif : il déplore avec sa liberté de ton habituelle l’absence de la recherche comme grand dossier des six mois à venir, et plaide pour une recherche européenne commune, dont la légitimité est évidente, et serait profitable à tous, dans la médecine entre autres. The French Doctor ne perd pas le nord…

Autre intervenant marquant de cette plénière, Philippe Starck, designer et directeur artistique de la PFUE, qui décrit son identité européenne, vécue dans la pratique professionnelle : il se définit comme à la fois un designer italien, un écologiste scandinave, un directeur artistique français, etc., et rappelle qu’il est perçu par ses clients internationaux comme un expert européen, et ce grâce à ses différents collaborateurs basés sur tout le continent.

L’Europe est selon lui bien plus perçue comme une entité à part entière de l’extérieur, dénotant avec notre perception « intra muros » très pré carré. L’Europe est selon lui une obligation, vis-à-vis du monde extérieur, mais une obligation heureuse à vivre. Discours intéressant, mais qui pourrait s’accompagner de propositions concrètes sur la mobilité professionnelle en Europe…

De son côté, Luis Amado, ministre des Affaires étrangères portugais, émet le souhait que l’Europe soit une force de stabilité dans le monde actuel, et insiste sur le besoin urgent de stabilité institutionnelle, militant implicitement en faveur du Traité de Lisbonne. Certes, mais autant en profiter pour expliquer un peu plus en détail les bienfaits de ce Traité que sûrement peu de personnes dans la salle ont lu…

Plus concrète, Sylvie Goulard répond aux questions du public sur la difficulté de prendre des décisions au niveau de l’Europe en prenant l’image d’une réunion de copropriété…

Par ailleurs, cette fidèle de l’Atelier Europe émet le souhait que les postes issus du Traité (Président du Conseil, Haut Représentant pour les Affaires Etrangères et la sécurité, Président de la Commission) soient pourvus de manière transparente, que les candidatures soient ouvertes, examinées sur critères réels de compétence et non le fait du prince, la France en l’occurrence… Excellente proposition qui n’est pas sans rappeler les auditions à l’américaine, qui arrivent tout doucement (et enfin !) en France. 

Kouchner aura le mot de la fin de cette plénière, et souligne l’attente du « monde » à l’égard de l’Europe, enviée pour l’espace de liberté et de droit qu’elle représente. Certes, mais bien que passionné de relations internationales, je ne pense pas que ce soit l’argument le plus éclatant pour avoir « envie » d’Europe pour le grand public, qui ne perçoit des mesures bruxelloises que leur impact dans la vie quotidienne, et qui a aussi besoin de valeurs communes, d’identité européenne sur lesquelles s’appuyer & se définir (voire à transmettre)…  

Sans transition, j’enchaîne sur la conférence de presse conjointe de Jean-Pierre Jouyet et Luis Amado.

A l’issue de cette conf presse, j’assiste au 1er forum thématique consacré à « L'Europe peut-elle être le leader mondial de l'Environnement ? ».

La députée européenne Françoise Grossetête propose un benchmark pour s’inspirer des modèles environnementaux les plus performants. Et de citer l’urbanisme scandinave qui comprend à la fois des maisons à énergie passive (qui ne consomment pas d’énergie jusqu’à -20°C) et des constructions à énergie active, qui créent de l’énergie.

La députée rappelle le contenu du paquet “Énergie-climat” : « + 20% d’efficacité énergétique, + 20% d’énergies renouvelables, - 20% d’émissions de gaz à effet de serre, 10% de biocarburants. L’Europe a le devoir de sensibiliser les pays réticents. »

En réponse à l’exergue de Françoise Grossetête, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), élargit la réflexion au co-développement. L’Europe doit fixer des règles communes au continent en matière d’environnement, par ex. moins polluer. La difficulté qui se pose alors pour l’Europe est d’inciter aux pays en voie de développement ces normes sans que celles-ci cassent leur croissance. Le remède selon Philippe de Fontaine Vive réside dans l’importance accordée à l’innovation, qui permet de sortir de ce dilemme récurent écologie / économie.

Par ailleurs, les Etats européens doivent être exemplaires sur les énergies nouvelles, comme la photovoltaïque, et maintenir les avantages financiers à de telles installations.

Le scientifique Daniel Nahon, professeur au Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE), préconise quant à lui de changer les habitudes culturelles, et de réduire le gap entre science (recherche) et société, et établir une passerelle dont les philosophes pourraient être la pierre d’angle, afin de bâtir une société plus responsable.

Le débat s’achève par un question-réponse trusté par des militants sectaires de « Sortir du nucléaire »… Je file déguster quelques petits fours atomiques.

Un autre forum sur le thème « Quels enjeux pour l'Europe de la culture ? » avait lieu simultanément à celui sur l’environnement, je vous invite à lire l’interview de Renaud Donnedieu de Vabres , Ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la Présidence française de l’Union européenne, qui montre un volet humaniste de cette PFUE à venir, mais manque un peu de visibilité... 

A l’issue du déjeuner, quelques interviews, dont Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal, directeur médical d'Action contre la faim (ACF) en Éthiopie, puis vice-président de Médecins sans frontières, et écrivain dans la lignée des grands reporters romanciers (Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid...).

Reprise des Forums, j’assiste à celui sur le thème « L'Europe va-t-elle manquer d'énergie ? ».

Jean-Pierre Jouyet rappelle en introduction que l’indépendance énergétique doit s’effectuer à la fois vis-à-vis de la Russie (gaz…Prom), du Moyen-Orient (pétrole), et des énergies fossiles (charbon, etc.). 

Quelques chiffres pour illustrer ses propos :

50% des besoins énergétiques de l’Europe sont importés ;

6% de l’énergie européenne est d’origine renouvelable, objectif 12% en 2010.

32% de l’énergie électrique en Europe est d’origine nucléaire.

Le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes précise son propos quant à la Russie : il est indispensable de mettre en place un partenariat global UE / Russie, afin de sortir de la situation actuelle, qui voit la Russie privilégier le maximum d’accords bilatéraux, car plus avantageux. Proposition excellente, courageuse, mais question épineuse car intérêts des membres de l’UE divergents & sujet éminemment politique…

Philippe Herzog, Président de Confrontations Europe, rappelle que l’idée d’une politique énergétique commune est à la fois ancienne (base de l’Europe, CECA), et récente, priorité capitale selon lui de la PFUE. Il préconise une décision globale, européenne, sur les énergies renouvelables, et pour sortir des querelles liées au nucléaire, recommande de trouver un accord sur les déchets et la sécurité (sans pour autant citer le rapport Mandil, riche de pistes en ce sens).

Côté industriels, la grande illusion ! Bruno Bensasson, directeur de la stratégie de Suez, et Frédéric Lemoine, président du Conseil de Surveillance d'Aréva, s’avèrent très décevants... La fonction occupée par les deux intervenants me laissait présager des discours passionnants, mais ils se sont bornés à faire les VRP de leur groupe. Et mordre d’autant sur le temps de parole de Roland Lappuke, ambassadeur international de Lettonie, qui, au vu de l’emplacement de son pays et sa dépendance énergétique avait sûrement une réponse intéressante à exprimer sur le thème du Forum…

Anyway, en conclusion de cette journée, je voudrais saluer cette initiative pédagogique & citoyenne, la plupart des intervenants ont donné envie d’Europe, et nous ont fait mieux percevoir les enjeux de la PFUE.

Merci au cabinet de Jean-Pierre Jouyet pour son invitation, à Euro RSCG pour l’excellente organisation, et à la NetScouade pour la « web community management ».

D’autres évènements sur le même format sont prévus, affaire à suivre !


Après la rencontre de Lille du 7 mai, une nouvelle édition de Paroles d’Européens aura lieu à Marseille le 13 juin prochain.

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes et Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes vous invitent à participer à la rencontre « Paroles d’Européens !» à quelques jours de la présidence française de l’Union européenne (PFUE).

Rencontrez et dialoguez avec ceux qui contribueront, en France, à la présidence du conseil de l’Union européenne avec notamment Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne – Josep Borell, ancien président du Parlement européen, Laurent Cohen-Tanugi, président de la mission « l'Europe dans la mondialisation » - Renaud Donnedieu de Vabres, ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la PFUE - Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat et maire de Marseille - Jean-Noël Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône - Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen - Philippe Herzog, président de Confrontations Europe - Jean Jouzel, climatologue, prix Nobel de la Paix - Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie - Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration - Nicole Notat, présidente de Vigéo - Jean-Christophe Rufin, écrivain et ambassadeur de France au Sénégal - Philippe Starck, désigner et directeur artistique de la PFUE - Michel Vauzelle, président de la région PACA, et bien d’autres…

Pour s’inscrire : ici
Le programme :
envoyé par parolesdeuropeens

Le Président de la République, le Premier ministre, le Ministre des Affaires étrangères et européennes et le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes ont souhaité faire de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), du 1er juillet au 31 décembre, une présidence citoyenne.

Dans cette perspective, il convient de montrer de manière concrète à quoi sert l’Union européenne et d’expliquer au grand public les enjeux de cette présidence. Ainsi, le Ministère des Affaires étrangères et européennes entend œuvrer étroitement avec la société civile pour donner la parole aux citoyens européens à travers une série de rencontres intitulée "Paroles d’Européens !".

A l'occasion de l'une de ces rencontres, le philosophe André Comte-Sponville témoigne de son identité européenne et de sa vision des origines de l'Europe.

Invité par le cabinet du ministre des Affaires européennes à participer à la rencontre de Lille, j'en ai fait un compte rendu sur le site de l'Atelier Europe .


Le logo de la présidence française illustre la force du lien qui unit la France et l’Union européenne.
Il est le symbole de l’engagement de la présidence au service de l’intérêt général européen. Simple et clair, il s’adresse à tous les Européens. Il est à la fois politique et populaire.

Par ailleurs, l’identité visuelle qui accompagne ce logo réunit, en les mêlant dans un mouvement dynamique, les langues de l’Union européenne et les couleurs des drapeaux de ses États membres.

Autre sortie des cartons, le site web de la PFUE : www.ue2008.fr

Bernard Kouchner présente le logo et les enjeux majeurs de la PFUE, voir la video .

Le 7 mai à Lille, à partir de 13h30, venez célébrer en avant première la Fête de l’Europe à quelques mois de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne et rencontrer autour de Jean-Pierre Jouyet , secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes, ceux qui pensent et préparent l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

Qu'est-ce que l'Europe ?
Derrière les institutions lointaines au fonctionnement complexe, près de 500 millions de citoyens vivent à l'heure européenne !

Qu'est-ce qu'être européen ? Le 7 mai à Lille, des artistes, des intellectuels, des politiques, des représentants de la société civile du continent réfléchiront ensemble à l'identité commune des Européens.

Existe-t-il une culture européenne, une idée commune du travail et des loisirs ? Quelles valeurs partageons-nous de Lisbonne à Bucarest ? Pour en savoir plus, nous enquêterons ensemble sur la vie quotidienne des Européens, leurs goûts, leurs ambitions, ce qui les passionne et ce qui les indigne !

Les médias, l'éducation doivent-ils promouvoir l'idée européenne ? Au-delà du rêve de paix et de prospérité des Pères de l'Europe, existe-t-il aujourd'hui un "peuple d'Europe" ?

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