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Le Parlement européen qui siège à Strasbourg, a fêté hier ses 5O ans. Cette institution a vu son rôle s’accroître avec le temps.

En mars 1958, l’Assemblée parlementaire européenne se rassemblait pour la première fois. Il ne s’agissait encore que d’un organe consultatif, regroupant des députés des parlements nationaux des six Etats membres des Communautés européennes (CECA, CEE, Euratom). Au nombre de 142, ils étaient désignés par leur Etat. Le parlement ne comptait alors que 4 langues officielles, contre 23 aujourd’hui.

Cette assemblée, qui est la descendante directe de l’ "Assemblée commune" fondée en 1952 par la CECA, est renommée "Parlement européen" en 1962. Avec les élargissements successifs de l’Union, ainsi que ses multiples traités, le Parlement européen voit ses pouvoirs évoluer, et le nombre de ses membres s’accroitre, pour atteindre 785 députés aujourd’hui.

En 1979, les parlementaires sont élus au suffrage universel direct pour la première fois. Simone Veil devient la présidente de cette institution. Le Parlement apparaît alors comme l’institution européenne qui représente directement la population. Il a donc une légitimité démocratique très forte. Il est aussi destiné à solidariser les peuples des différents pays européens. Ainsi, il est intéressant de remarquer qu’aujourd’hui, les députés européens ne siègent plus par pays, mais par partis.

Progressivement, le domaine de compétence du Parlement s’est élargi. Au départ, il n’est qu’un organe consultatif, mais il a acquis progressivement de nouveaux pouvoirs. Il doit ainsi approuver le budget de l’Union européenne. De plus, il partage aujourd’hui le pouvoir de codécision avec le Conseil, concernant les lois du premier pilier de l’Union. Autrement dit, les deux instances doivent accepter un texte pour que celui-ci ait force de loi. Le Parlement doit également approuver le président de la Commission européenne, qui est nommé par le Conseil.

Le traité de Lisbonne, en cours de ratification par les Etats membres, accroît encore les pouvoirs du Parlement en matière législative et budgétaire, ce qui est une avancée notable vers une plus grande démocratisation de l’Europe. En effet le Parlement est la seule institution élue au suffrage universel direct, c’est donc lui qui a la plus grande légitimité démocratique. De plus, il investira le Président de la Commission européenne "en tenant compte des élections du Parlement européen." Ceci assurera à ce Président une légitimité démocratique plus forte, ce qui est important lorsqu’on sait que la Commission est souvent critiquée pour son aspect technocratique et déconnecté des citoyens. Le traité prévoit également de limiter le nombre de ses membres à 751 dans un souci d’efficacité.

Le Parlement est ainsi devenu progressivement le Parlement supranational qui a le plus de pouvoir au monde. C’est donc une institution unique, qui reflète la nature profondément originale de l’Union européenne. Cependant, il lui reste encore à se faire mieux connaître de la population des Etats membres. En effet, aux dernières élections européennes, en 2004, le taux de participation n’était que de 45%, ce qui dénote un réel manque d’intérêt pour l’Europe de la part des citoyens européens. Les modifications apportées par le Traité de Lisbonne renforceront-elles enfin cet intérêt ? La réponse aux élections de 2009.
Source : Fenêtre sur l'Europe


Arrêter le temps durant deux jours pour scruter un monde en constante accélération. C’est l'un des objectifs du premier forum Netxplorateur, sorte de Davos du Numérique, qui se tiendra au Sénat à Paris les 14 et 15 février devant 400 décideurs, politiques et médias.

«On est dans un mouvement perpétuel et l'Internet accélère ça», a expliqué hier Thierry Happe, dirigeant d’une société de conseil en communication et co-fondateur du forum. Aujourd’hui, il s’agit d’un problème culturel et pas seulement d’un sujet technologique.»

Une cinquantaine d’intervenants venus du monde entier (Wikipédia, Facebook, Microsoft…) partageront leurs expériences. Et surtout, l’idée des organisateurs est de mettre en lumière les talents émergents, ceux qui construisent l’Internet de demain. Un panel d’experts a donc recensé cent «Netxplorateurs» de l’année selon trois critères: leur originalité, leur impact prévisible et leur exemplarité.

Parmi les cent sociétés, outils ou idées sélectionnés, 43% viennent d’Amérique du Nord, 38% d’Europe. Mais la plupart des projets qui concernent le web 2.0, ce concept qui favorise l'échange et la mise en commun d'informations entre communautés d'internautes.

>> Par ici pour découvrir les dix «Netxplorateurs» >>

Dix lauréats ont été retenus comme Pshiphon (un logiciel anti-censure), Twitter (micro-blogging), Desktop (imprimante 3D) ou encore Fon (partage du wifi)… Le 14 février, un seul d’entre eux sera élu.

Originalité de ce forum : les organisateurs ont décidé qu’il serait 100% numérique. Donc 0% papier. Un smartphone d'une marque partenaire de ces journées sera donc mis à disposition des participants pour suivre les ateliers et les conférences.

source : 20Minutes.fr

La Commission du Forum Netxplorateur a décerné son Grand Prix 2008 au professeur Ron Deibert, directeur du Citizen Lab à l’université de Toronto, pour Psiphon. Ce logiciel visant à contourner la censure sur Internet a été choisi parmi 100 initiatives Web et numériques du monde entier.

"Le but de Psiphon est d'honorer la promesse originale d'Internet comme un lieu de libre expression et d'accès universel aux informations," commenta le Professeur Deibert, "Nous sommes honorés de recevoir une distinction aussi prestigieuse. La censure du Net est devenu un problème mondial majeur : des dizaines de gouvernements bloquent l'accès aux sites d'information, des droits de l'homme et d'opposition politique, ainsi qu'aux nouvelles médias d'expression comme les blogs et les vidéos en streaming."


Here is the winner ...

Ron Deibert

Grand Prix Netxplorateur 2008

Psiphon Project

Les célébrations du Nouvel an chinois -aussi appelé Fête du printemps- se sont achevées dimanche 10 février, notamment en région parisienne, où vit la plus importante communauté chinoise d'Europe.

Ces célébrations marquent depuis jeudi soir le passage dans l'année du rat, symbole d'intelligence et de richesse.

Samedi, le traditionnel défilé du Dragon a été lancé par le maire de Paris Bertrand Delanoë et l'ambassadeur de Chine à Paris, Zhao Jinjun, dans le centre de la capitale.
Dimanche, c'est le 13e arrondissement, le "China Town" parisien, qui a vu un autre défilé sillonner les rues, en présence des ambassadeurs de Chine populaire, du Cambodge et de Thaïlande.

Les deux manifestations ont réuni chacune plusieurs milliers de personnes, au son des pétards, des musiques et des danses asiatiques. Les défilés étaient marqués par un déchaînement de couleurs, notamment le rouge, symbole de bonheur.

Le Nouvel An est une fête familiale célébrée pendant une quinzaine de jours jusqu'à la "fête des lanternes", prévue cette année le 21 février.

Les Chinois vivant en France ou Français d'origine chinoise représentent de 600.000 à 700.000 personnes, dont la moitié vivent en Ile-de-France.
C'est à partir des années 1970, que les deux principales vagues d'immigration chinoise sont arrivées en France, avec d'un côté un afflux venu de Wenzhou (sud-est) - pour la plupart des sans-papiers à la recherche d'une promotion sociale - et de l'autre l'arrivée de quelque 150.000 réfugiés de l'ex-Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) majoritairement d'origine chinoise.



L'historien et écrivain Max Gallo a été élu à l'Académie française, jeudi 31 mai, où il occupera le fauteuil du philosophe Jean-François Revel. M. Gallo, âgé de 75 ans, a été élu au premier tour, obtenant 15 suffrages parmi les 28 votants, a annoncé la secrétaire perpétuelle de l'Académie, Hélène Carrère d'Encausse.

Cette élection est la première d'une série qui devrait s'étaler sur environ un an pour reconstituer les rangs des académiciens. Le nombre de fauteuils vacants n'a jamais été aussi important depuis une vingtaine d'années, avec six décès – sur 40 membres – enregistrés depuis le printemps 2006 : Jean-François Revel, Bertrand Poirot-Delpech, Jean-François Deniau, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.

Historien et romancier prolifique, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques.

Né à Nice en 1932, dans une famille d'immigrés italiens, le nouvel académicien a la fibre patriotique et la passion de la République. Il s'est d'abord fait connaître comme historien, avant de toucher le grand public avec des sagas romanesques (La Baie des anges, Les Patriotes...) et des biographies historiques à succès, de Jaurès, de Gaulle ou Napoléon.
Ancien militant communiste, Max Gallo a également mené une carrière politique dans les années 1980-1990. Député (1981-1983), puis porte-parole du gouvernement socialiste (1983-1984), il a depuis pris ses distances avec la gauche et rallié récemment Nicolas Sarkozy.

Source : lemonde.fr


Extrait de l'allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie d'installation :

"Je défendrai l'indépendance et l'identité de la France.
Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité.
Je m'efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.
Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l'union de la Méditerranée et pour le développement de l'Afrique.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde."

L'intégralité du discours sur le site de l'Elysée.



Alors que s'est tenu ce matin le débat entre Royal et Bayrou, voici le communiqué d'un ami, Philippe WG :

Ce débat n’est rien d’autre qu’un stratagème politicien qui traduit un profond mépris pour les 57 % d’électeurs qui ont désigné pour le second tour Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
 
Par la place qu’il occupe dans les médias, il occulte le débat de fond du second tour, le vrai débat, auquel les Français ont droit pour déterminer leur propre choix :
la confrontation des deux personnalités et des deux projets désignés par les électeurs pour le 2ème tour.
 
C’est une manœuvre dilatoire qui permet pendant plusieurs jours à Madame Royal de ne pas présenter son projet aux Français lors de cette campagne du 2ème tour.
 
Orchestrée par François Bayrou, Ségolène Royal et le PS, cette manœuvre s’apparente à une pratique politicienne de la IVème République appliquée à l’élection présidentielle de la Vème République.
 
Craignant peut-être la confrontation directe avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal se défausse en semblant préférer débattre avec Bayrou, un adversaire plus à sa hauteur peut-être...
 
Les Français, qu’ils soient de gauche comme de droite, en ont décidé autrement.
 
Dans notre démocratie, il n’y de pouvoir que par les urnes : « seul le suffrage universel est la source du pouvoir » est-il écrit dans l’article 1 du préambule de la Constitution.  
 
Philippe WG


Devant plus de 10 000 jeunes réunis au Zénith, dimanche 18 mars, Nicolas Sarkozy a livré un discours plein d'espérance & d'ambition pour la jeunesse française !

Morceaux choisis :

"J'ai suffisamment d'expérience de la vie, de ses épreuves comme de ses joies pour vous le dire avec certitude.
Aimer, c'est la seule chose qui compte vraiment."

"Aimer ! C’est s’engager, se donner sans retenue, avec une générosité infinie, c’est abolir toutes les barrières, toutes les distances, accepter de devenir sensible, vulnérable.
Mais c’est en dominant ses peines que l’on se construit. C’est en surmontant sa souffrance que l’on devient plus fort.
Celui qui ne s’engage jamais, qui ne se donne jamais, qui se protège, qui garde ses distances, qui refuse de prendre des risques, celui-là passe à côté de tout ce que la vie a de plus beau et de plus grand, de tout ce qu’elle a de plus intense, de tout ce pour quoi elle mérite d’être vécue.

Voici pourquoi je veux proposer aux jeunes Français une grande ambition, parce que les petites sont médiocres."

"Le drame de la jeunesse française depuis quarante ans, le vôtre par conséquent mais aussi celui de vos aînés et celui de ma génération, c’est qu’au lieu de lui apprendre à aimer on le lui a désappris.
Entre la glorification de l’instinct et la montée de l’utilitarisme, on a étouffé cette alliance du sentiment et de la raison qui était l’essence même de la civilisation et de la culture.
Sans le patient travail de la civilisation, sans la culture, il ne reste plus dans l’homme, que la violence instinctive, que la pulsion aveugle, que le réflexe tribal.
C’est la culture, c’est la philosophie, c’est la littérature, c’est la poésie, c’est le théâtre, c’est l’art qui apprennent à l’homme à aimer, à reconnaître l’amour, à l’exprimer, à le sublimer parfois.
C’est la culture, la littérature, la poésie, l’art qui poussent l’amour à offrir plutôt qu’à prendre, à séduire plutôt qu’à forcer."

Le discours dans son intégralité : ici


Les responsables de la communauté juive de France accordent la plus grande importance à la célébration du bicentenaire du Grand Sanhédrin (conseil des anciens), convoqué par Napoléon Ier en 1807. Cet anniversaire donnera lieu à une série de manifestations prestigieuses qui débutent, le 11 mars, par un grand rendez-vous commémoratif à l'Hôtel de Ville de Paris, en présence de Michèle Alliot-Marie, chargée de représenter Jacques Chirac, de Renaud Dutreil et d'une pléiade d'intellectuels et d'artistes, dont Bernard-Henri Lévy, Bernard Kouchner, l'historien Philippe Landau ou l'acteur Gérard Darmon.

Cette manifestation se déroulera à l'Hôtel de Ville, qui se situe pratiquement sur le lieu même où eut lieu la première réunion du Sanhédrin, il y a deux siècles, à savoir la salle Saint-Jean, alors située rue Lobau.
A travers cet événement, les juifs rappellent qu'ils sont présents en France depuis l'Antiquité et que leur communauté représente actuellement 50% des juifs d'Europe. Une réaction "patriotique" destinée, pour certains d'entre eux, à souligner également la différence avec d'autres minorités montrant des difficultés à s'intégrer et ayant une fâcheuse tendance à rechercher le mimétisme avec le conflit du Proche-Orient...
De fait, comme le rappelle Michel Gurfinkiel, ancien administrateur du Consistoire, la création du Sanhédrin avait permis aux juifs de répondre par l'affirmative à deux questions clefs: "Regardez-vous la France comme votre patrie?" et "Acceptez-vous la loi civile?". De grandes voix juives, tenues à la discrétion, estiment que ces deux questions s'adressent désormais, dans les mêmes termes, aux musulmans.
source : lexpress.fr

                                                 L'édition russe d'Ivan le Terrible

Quand j'ai lu le premier livre de Troyat, j'étais un adolescent passionné de romans historiques. Ivan le Terrible m'a plongé dans une période trouble de l'histoire russe, avant l'avènement des Romanov...

A lire, l'hommage qui lui est rendu dans le Figaro :

L'écrivain préféré des Français est mort. Pourtant, Henri Troyat, Prix Goncourt à 27 ans, académicien à 48 ans, romancier célèbre et biographe reconnu, consacré roi dans le panthéon des goûts nationaux en 1994 par un très sérieux sondage, ne fut jamais grisé par la gloire ; il s'en méfiait comme d'une peste :  «Le succès ne signifie rien. Je sais de quoi je parle : au matin de ma vie, j'ai vu mes parents tout perdre sur un revers du destin, j'ai retenu la leçon. Je suis un homme d'ombre et de travail. »
 
Quand Lev Tarassov naît le 1er novembre 1911, rue de l'Ours à Moscou, ses parents sont encore de riches négociants en tissus de la Russie tsariste. Dès 1917, ils sont contraints de fuir et suivent le même périple que de nombreuses familles russes à travers l'Europe. Mieux que dans un roman, ils traversent le Caucase, la Crimée ; on les retrouve à Istanbul, à Venise et enfin à Paris. Après trois ans d'errance entre les wagons à bestiaux et les cales de bateaux, la famille Tarassov s'installe à Neuilly en 1920. Le petit Lev ayant appris les rudiments du français auprès d'une gouvernante suisse, il peut entrer au lycée Pasteur. Et s'il découvre, à 10 ans, La Guerre et la Paix comme « un éblouissement » et qu'il écoute les récits de ses parents « comme des contes de fées », il n'en devient pas moins un parfait modèle d'intégration culturelle et obtient, en 1933, une licence en droit.
 
Héritier des réalistes
 
Dès l'âge de 12 ans, il sent le virus littéraire poindre en lui. Dans Le Fils du satrape (1998), il raconte ses premières tentatives romanesques. Avec son ami Nikita, ils avaient attaqué la rédaction d'un roman à quatre mains, bien vite promis à un autodafé libérateur. En 1935 paraît Faux jour, son premier roman. Il a tout juste le temps de finir son service militaire que le jury du prix populiste convoque au Grand Véfour ce soldat en tenue d'artilleur pour lui remettre son premier trophée. La critique voit en lui un héritier des réalistes. Il est vrai qu'il s'inspire des oeuvres de Zola et surtout de Flaubert : « Je croyais avoir trouvé une bonne méthode pour me forger un style. Je lisais à haute voix un paragraphe de Flaubert, puis je le réécrivais de mémoire, et, comparant ma version à l'originale, je m'efforçais de comprendre pourquoi ce que j'avais écrit était indigne de ce que j'avais lu. »
 
Nul ne le contestera, Troyat était un besogneux. Écrivant debout devant son fameux pupitre (qu'il délaissa pourtant avec le poids des ans), il laisse une oeuvre qui compte plus de cent volumes, essentiellement composée de romans et de biographies.
 
En 1938, il obtient le prix Goncourt pour L'Araigne. C'est la sombre histoire d'un homme qui simule des suicides pour que ses soeurs ne se marient pas et s'occupent de lui. Entre 1947 et 1950 il publie sa première saga romanesque. Tant que la terre durera est une évocation de la Russie contemporaine. Car si Troyat est devenu plus français qu'on ne le peut être, il n'en reste pas moins ancré dans la sainte patrie de ses premiers souvenirs (ses manuscrits sont d'ailleurs relus par un ancien officier de la Garde impériale pour y déceler les erreurs et les omissions). Au crépuscule du communisme, qu'il considérera comme un « éclat de rire de l'histoire », il refusera pourtant d'y retourner : « Je me suis construit une Russie intérieure. Je ne veux pas être confronté à la réalité russe (...). Tout mon rêve intérieur, celui qui me fait écrire, s'effondrerait (...). Je préfère en rester à mes souvenirs d'enfant de 8 ans plutôt que de risquer d'appauvrir mon rêve. »
 
Troyat se méfie de la réalité, « elle est remplie d'invraisemblances », alors qu'« écrire un roman, c'est rendre ce qui aurait pu être aussi émouvant que ce qui a été ». Pourtant, malgré ses nombreux romans et cycles romanesques - Les Semailles et les Moissons (1953-1958), La Lumière des justes (1958-1963)... -, il reste le biographe le plus populaire de l'après-guerre. Qu'il traite de la Russie tsariste avec ses livres sur Catherine la Grande (1977) ou Alexandre Ier (1985), qu'il décrive avec ardeur et émotion la vie de ses compatriotes de coeur comme Dostoïevski (1940), Pouchkine (1946), Tolstoï (1965), ou celle de ses compatriotes d'adoption comme Flaubert (1988), Maupassant (1989) ou Zola (1992), Henri Troyat sait rendre la face cachée des grands hommes. Il s'immisce dans leur pensée, derrière leurs actes, et les peint dans toute leur complexité. Le personnage qu'il préfère, celui dont il se sent le plus près, c'est Tchekhov (1984) : « Le plus modeste, le plus ironique, le plus discret. » Mais de son propre aveu, les biographies ne sont que des haltes dans sa veine romanesque, des moments de pose où l'auteur vient se ressourcer auprès des maîtres de sa jeunesse et de sa patrie charnelle : « La biographie me repose, elle me frustre aussi beaucoup. Je préfère les dangers du roman. »
 
La frousse du débutant
 
Henri Troyat fut-il un aventurier ? Tout du moins vécut-il chaque parution de ses livres comme une épreuve : « Chaque fois que je publie un livre, j'ai une frousse de débutant. » C'est pourtant ce « débutant » que l'Académie française accueillit en son sein en 1959, au fauteuil de Claude Farrère. Troyat avait gagné la partie, le petit immigré russe était devenu l'honneur des lettres françaises. Lorsque sa mère apprit la nouvelle, elle lâcha un léger : « C'est bien, continue mon garçon... » Hommage timide ou considération hautaine ? C'est là toute l'âme russe de Lev Tarassov.
 
Sa vie se confond avec son oeuvre, tant par les thèmes abordés que par la régularité époustouflante de sa production. D'aucuns lui reprochèrent d'incarner une littérature populaire, mais Troyat considérait qu'un écrivain doit « écrire ce qui lui tient à coeur, sans se soucier des écoles littéraires (...). Si les grandes oeuvres sont grandes, c'est d'abord parce que, indépendamment des règles esthétiques, elles font passer un message humain ». L'écrivain doit être un naïf s'il veut toucher au coeur.
 
« Il y a un tel abîme entre ce que la main écrit et ce que l'esprit a rêvé, qu'aucune faveur ne saurait le combler. Mes romans ne m'ont rien appris sur moi. » Mais si le plus grand déraciné des Immortels est mort avec ses doutes, il nous lègue la certitude d'une oeuvre aussi riche et brillante qu'une icône.



Tous avec Sarkozy !!!


source : sarkozy.fr

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi 8 février avoir chargé l'ancien international de football français d'origine ivoirienne, Basile Boli, d'une "mission" sur la "diversité".
"Je souhaite que les élites françaises ressemblent à la diversité de la France. La diversité, il faut qu'elle soit à la base, mais il faut qu'elle soit aussi à la tête", déclare Nicolas Sarkozy dans une brève vidéo mise en ligne sur son site de campagne http://sarkozy.fr/video/.

Le ministre-candidat, qui se tient aux côtés de l'ex-footballeur, annonce "confier à Basile une mission pour qu'il incarne cette diversité de la France", soulignant que Basile Boli "incarne cette France multiple que je veux représenter".

Basile Boli déclare de son côté que sa mission doit aller "au-delà du sport et de l'éducation" et souligne ne pas vouloir "cantonner les enfants issus de l'immigration dans le sport et la musique".
En juin dernier, Basile Boli avait indiqué avoir été approché par le Parti socialiste pour être candidat aux législatives de 2007, mais avoir décliné l'invitation.

source : NOUVELOBS.COM
Une approche très favorable à l'intégration de la Turquie dans l'UE, que je ne partage pas :

Compte-rendu du débat "Turkey's Political Future" (Davos, 27-01-2007)

Moderator Raghida Dergham, Senior Diplomatic Correspondent and Columnist, Al Hayat, USA, posed a series of rapid, timely questions to participants on the most important issues facing Turkey, such as its relationship with the United States, its regional relations, the question of accession to the European Union and the political dangers posed by the Sunni-Shia divide.
Abdullah Gül, Deputy Prime Minister and Minister of Foreign Affairs of Turkey, spoke at length about the country’s economy. While there have been hiccups, Turkey has now experienced five years of excellent economic growth. The government’s fiscal constraint, in concert with the actions of Turkey’s independent Central Bank, has reined in inflation. And beyond the economy, Gül extolled Turkey’s newfound confidence as a responsible, important neighbour at the crossroads of Europe and Asia.
Turkey’s foreign policy is "almost completely the same" as the United States, said Gül. Foreign policy goals include a unified and stable Iraq, a non-nuclear Iran, a prosperous Europe and a democratic Middle East. Gül said a divided Iraq is unacceptable to Turkey. "We are not going to recognize an emerging country in the region," said Gül, who also said that he has conducted bilateral talks with all of Iraq’s adjacent countries, including Iran and Syria. "For the first time in our history, Turkey has good relations with all of her neighbours," he said.
Vali Nasr, Adjunct Senior Fellow for Middle Eastern Studies, Council on Foreign Relations, USA, took issue with Gül’s assertion of identical Turkey and the United States foreign policies. "Turkish and American national interests are not always the same, especially when it comes to Iraq," Nasr said. Rather than assume the United States will drive Turkey’s regional foreign policy, Nasr asked, might not Turkey start to "push the US" to deploy Turkey’s vision for the region?
Ferit F. Sahenk, Chairman, Dogus Group, Turkey, a Young Global Leader, called 2007 an "investment year" for Turkey. Sahenk plans to make major investments in the country and predicted that Turkey’s economy will continue to perform very well. Sahenk highlighted his business links with the countries of the former Soviet Union as emblematic of Turkey’s emerging market reach, and he described his own company’s evolution from an unfocused manufacturing conglomerate to a streamlined service sector company as an example of how Turkey is moving up the value chain. Sahenk forecast lower interest rates in Turkey during the second half of 2007.
Ali Babacan, Minister of the Economy of Turkey, Chief Negotiator for the European Union, and a Young Global Leader, said the main pillars of Turkey’s economic programme are a floating exchange rate to absorb fast capital inflows and outflows, not restrictions, and the government’s budgetary discipline.
Addressing the question of Turkey’s accession to the EU, Victor Halberstadt, Professor of Public Economics, Leiden University, Netherlands, said "the question is not whether Turkey is ready for Europe but whether Europe is ready for Turkey. Most Europeans don’t know whether they want to be part of the EU, let alone whether they want Turkey to be a part of it." Halberstadt noted that German Chancellor Angela Merkel’s address to the Annual Meeting 2007 covered "everything in the catalogue, from global warming to Africa to HIV, but did not once mention Turkey. I consider this a very good thing." Turkey’s bid to join the EU can only benefit from the perception that the country warrants little attention.