Et oui ! Encore une note sur Vuitton...
C'est une première pour Louis Vuitton. Depuis quelques jours, aussi bien en télévision que dans les salles obscures, la célèbre marque de luxe française se décline dans un film publicitaire. Aussi étrange que cela puisse paraître, Louis Vuitton n'avait en effet jamais eu recours à ce média pour se faire connaître. La griffe de mode "se contentait", jusqu'ici, de superbes photos dans les journaux et les magazines. Le vide est désormais comblé depuis le 15 février.
Avec ce film inédit, Louis Vuitton crée également la rupture en n'utilisant aucun visage connu. Contrairement à ses annonces "papier" qui mettent en scène Steffi Graf, André Agassi, Catherine Deneuve ou encore Mikhaïl Gorbatchev, le maroquinier utilise cette fois des anonymes et joue davantage sur l'atmosphère, évocatrice de voyage.
On peut découvrir dans ce film publicitaire la définition du mot « voyage » selon Vuitton : "Enrichissement personnel par la découverte du monde et découverte de soi". Le spot montre une succession de paysages magnifiques et de visages, agrémentés de phrases qui interpellent et impliquent le spectateur.
Ce spot à été traduit en treize langues, et sera diffusé tout au long de l'année 2008. Il a été réalisé par Bruno Aveillan (auteur, entre autres, de spots pour Perrier et XS de Paco Rabanne). La musique de ce film publicitaire à été créée par Gustavo Santaolalla, qui a aussi composé la musique du film Brokeback Moutain et Babel.
source
www.weekend.be Et je ne résiste pas à prolonger le fil d'Ariane jusqu'au maître du voyage... littéraire :
Baudelaire – Le Voyage
Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le cœur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d’une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent
D’espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !
Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !