Un proche de Nicolas Sarkozy, Bernard Squarcini, a été nommé mercredi à la tête de la Direction de la surveillance du territoire (DST) avec pour mission d'engager le chantier de fusion avec les Renseignements généraux (RG) qui rencontre les réticences de la ministre de l'Intérieur.
M. Squarcini, 51 ans, considéré comme un "as du renseignement" dans la police, "grand flic" des RG puis préfet pour la sécurité de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA), a été nommé mercredi en Conseil des ministres à la tête du service de contre-espionnage, selon le communiqué du Conseil.
M. Squarcini, surnommé "le squale", dans la police, "est quelqu'un d'expérience qui connaît parfaitement les questions de renseignement (...) c'est une nomination qui n'est pas surprenante", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.
Ce Corse, qui passe toutes ses vacances sur l'Ile de Beauté, "fait partie du premier cercle des fidèles" de M. Sarkozy, selon des sources policières.
Il était en PACA depuis février 2004 après avoir été longtemps commissaire de police et numéro 2 des RG, notamment à l'époque de l'arrestation d'Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Claude Erignac, quand M. Sarkozy était à Beauvau.
Sa nomination intervient alors que le Conseil des ministres a décidé, le 20 juin, de lancer le chantier de la "fusion" des services de renseignement civils que sont la DST et les RG, une volonté affichée par M. Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur puis candidat.
"C'est la grande idée de Squarcini reprise par Sarkozy", observe Philippe Madelin, auteur du récent "Dans le secret des services" (Denoël)". "Il l'a développée avec Claude Guéant", l'ancien bras droit de M. Sarkozy à Beauvau et aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée.