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Les roses ont la tête vers le bas rue de Solférino...

Ségolène Royal a réitéré  sa position "très ferme" à l'égard de l'Iran en soulignant, comme elle l'avait déjà fait lors de la campagne interne au PS et à l'occasion de son voyage au Liban en décembre dernier, que le régime de Téhéran devait se voir interdire l'accès au nucléaire civil et militaire.
"Vous connaissez ma position très ferme contre l'accès de l'Iran au nucléaire. C'est une vraie menace sur la sécurité d'Israël compte tenu des déclarations qui ont été faites dans ce pays", a déclaré Mme Royal en arrivant au dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). "Je pense que quand on maîtrise l'enrichissement de l'uranium civil, le pas peut être vite franchi sur la maîtrise de l'uranium à des fins militaires. Je pense que cette escalade est très dangereuse", a-t-elle ajouté.
En décembre dernier, au cours d'entretiens avec les principaux responsables israéliens, Mme Royal s'était targuée d'être "la seule responsable politique française" à défendre ce point de vue. Sa position, en contradiction avec le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), n'est officiellement défendue par aucun pays, pas même les Etats-Unis, ni Israël.
Mme Royal avait présenté pour la première fois cette position le 7 novembre, lors d'un débat avec les autres candidats à l'investiture socialiste, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. La proposition avait alors provoqué de vives réactions dans le monde politique, la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, fustigeant la "légèreté" de Mme Royal.
source : lemonde.fr