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Eric Besson a annoncé lui-même ce matin le plan France Numérique 2012 au Palais de l'Elysée, devenant ainsi pour un moment Président virtuel de la République française, Sarkozy étant retenu par la préparation du sommet visant la refondation des règles du capitalisme.
A son habitude, Besson a mêlé humour, rigueur intellectuelle et modestie, malgré le travail très dense effectué avec son cab & les contributeurs.

Les principales mesures de ce plan, qui vise à "replacer la France parmi les grandes nations numériques" figurent dans la video ci dessous.
Il est téléchargeable sur http://francenumerique2012.fr/ , et a été remis aux auditeurs présents à l'Elysée puis à la conf presse en début d'après midi sous format d'une carte de visite électronique (cf photo).

Ce plan ambitieux est construit autour de quatre grands axes :

-  permettre à tous les Français d’accéder aux réseaux numériques ;

-  développer la production et l’offre de contenus numériques ;

-  diversifier les usages et les services numériques ;

-  rénover la gouvernance et l’écosystème de l’économie numérique.

Parmi les 154 mesures du plan, on peut retenir :

-  la généralisation à tous les Français de l’accès à l’internet haut débit : aujourd’hui, seuls 61 % de la population y a accès ;
-  l’instauration pour chaque Français à compter de 2010 d’un droit opposable à bénéficier "d’un accès à internet haut débit à un tarif abordable, inférieur à 35 euros par mois, matériel compris". Un appel à candidatures sera lancé au premier semestre 2009 auprès des opérateurs télécoms et des collectivités territoriales, qui seront ensuite identifiées auprès des Français qui pourront exercer auprès d’eux leur droit au haut débit ;
-  l’accès, à l’horizon 2012, de quatre millions de foyers au très haut débit, grâce à la fibre optique ;
-  la couverture de l’ensemble du territoire par la TNT : le basculement complet vers le tout-numérique et l’extinction complète de l’analogique devraient être achevés le 30 novembre 2011. Le plan prévoit ainsi la publication par un arrêté du Premier ministre "avant la fin du mois d’octobre 2008 du schéma national d’arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le tout-numérique" ;
-  l’installation de "400 cyberbases sur cinq ans" pour les établissements scolaires et le "développement progressif de classes équipées" ;
-  la création d’une Délégation nationale au numérique et d’un Conseil national du numérique : le plan propose le "regroupement au sein d’une Délégation interministérielle du numérique de l’ensemble des moyens humains et financiers consacrés au numérique actuellement répartis entre différents ministères". Cette Délégation nationale au numérique sera mise en place au 1er janvier 2009. Le Conseil national du numérique sera, lui aussi, installé le 1er janvier 2009 ;
-  le partage du "dividende numérique", c’est-à-dire les fréquences hertziennes libérées, entre la radio, l’audiovisuel et les services d’accès à internet haut débit et très haut débit. La procédure d’attribution sera organisée en 2009 ;
-  la mise en place d’ambassadeurs du numérique pour inciter les PME à utiliser internet ;
-  la création d’une carte d’identité électronique, "outil ultra-sécurisé" qui permettra "de prouver sans faille son identité sur internet".

Par ailleurs, le président de la République a chargé Eric Besson et Christine Albanel d’une mission sur les rôles du CSA et de l’Arcep. Il s’agit d’engager une réflexion sur les moyens de mieux contrôler "le monde des télécommunications et le monde des contenus". Les deux ministres devront faire des propositions en 2009.

Un gd merci à Adrien HB pour son aimable invitation, et bravo pour le travail effectué tout au long de ces Assises du numérique !

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes en lien avec la ville de Nantes, le monde étudiant (Université de Nantes, le réseau Universitaire d’Ouest atlantique), les entreprises (Atlanpole), et la Maison de Nantes et les associations européennes organise les 10 et 11 octobre 2008 à Nantes une manifestation grand public dans le cadre du programme « Paroles d’Européens ! ».

Avec un objectif clair : définir les 12 progrès que veulent les jeunes d’aujourd’hui pour l’Europe de 2020/2030.

L’Europe de 2020/2030 sera différente, et c’est la jeunesse d’aujourd’hui qui y réfléchira lors de la journée de réflexion du vendredi 10 octobre.

500 étudiants et jeunes professionels seront invités à s’exprimer et réfléchir à l’avenir de l’Union européenne lors de la journée du vendredi 10 octobre.

Cette journée sera consacrée aux travaux en ateliers, organisés autour de 4 thèmes de réflexion. Chacun des ateliers devra formuler des propositions, qui seront ensuite sélectionnées pour être soumises au vote de l’ensemble des jeunes participants.

Ce travail de projection, puis de vote, aboutira à la présentation des 12 progrès communs définis par les jeunes pour l’Europe de 2020/2030.

Ces propositions seront remises aux décideurs politiques le samedi 11 octobre, lors d’une séance plénière d’exception.

Cet échange se fera lors d’une séance plénière ouverte au grand public, retransmise en direct à la télévision, en présence d’invités prestigieux.

Cette journée sera l’occasion d’associer le grand public et le milieu associatif à l’événement.




Toute l'actualité de la Présidence française sur le site http://www.ue2008.fr bien réalisé, disponible en 5 langues, une carte des évènements et même une PFUE TV !

Soirée chez Luc Chatel, pour une présentation du futur site web du porte-parole du Gouvernement aux leaders d'opinion de la toile.

Selon Chatel, le porte-parolat doit être un lieu d'échange d'idées, et son titulaire doit éviter deux écueils :

- faire du "Alain Peyrefitte", la voix de son maître.
- éviter de dire des "conneries" dès le 1er jour, selon la formule de Sarkozy...

L'ambition de l'ancien membre du bureau politique de Démocratie Libérale est d'expliquer aux français la politique du gouvernement, par un travail de pédagogie.
Le nombre de réformes engagées simultanément nécessite de mettre en perspective ces décisions, de montrer leur impact dans la vie quotidienne des citoyens, mais aussi dans la durée.

Internet étant un formidable outil de proximité, c'est un instrument de com politique très adapté aux attentes des français, d'où l'ouverture prochaine du site www.porte-parole.gouv.fr qui sera à la fois bottom-up et top-down, avec mise en ligne d'argumentaires et d'explication des (projets de) lois, et suivra également un forum interactif.

A ma question de savoir la différence de rôle entre porte-parole et patron du Service d'information du Gouvernement (Thierry Saussez, communicant politique hors pair récemment nommé...), Chatel m'a répondu que :
- le porte-parole adresse un message politique, aux médias (conf presse, etc), et s'occupe des relations extérieures, comme un marketeur ;
- alors que Thierry Saussez, lui, intervient dans les campagnes de com du gouvernement, comme publicitaire (cf la campagne lancée hier sur le pouvoir d'achat).

Excellente soirée, bien que trop courte, auprès d'un homme politique au parcours professionnel à la fois dans le privé (L'Oréal...) et dans le public, basé à Paris mais élu à Chaumont. Une alchimie qui lui permet sans doute de mieux percevoir le "pays réel".

Merci à Vincent Ducrey pour son invitation & cette soirée pleine d'innovations !

La seconde édition de « Paroles d’Européens  » s’est tenue à Marseille le 13 juin, à deux semaines de la présidence française de l’Union européenne (PFUE).

Placée sous l’égide du Ministère des affaires étrangères et européennes, cette rencontre a pour but de sensibiliser les citoyens aux enjeux de la présidence du conseil de l’Union Européenne, par le biais d’ateliers thématiques et de débats ouverts, autour de grands experts qui se livrent à un exercice de pédagogie bien utile.

Convié à cet évènement par le cabinet de Jean-Pierre Jouyet, je retrouve l’équipe de l’Atelier Europe, pour une journée singulière. Le résultat du vote irlandais doit en effet tomber en début d’après midi (le compte rendu de ce moment marquant est disponible ).

Après avoir récupéré la liasse coutumière de docs & programme d’une telle journée, un petit tour en salle de presse, mitoyenne et communiquant avec le salon VIP, bien pratique pour les interviews et prises de contacts (!), je file en plénière d’ouverture   au thème digne d’Ikea « Présider l'Europe, mode d'emploi ».

D’entrée de jeu, une ambiance de plomb me frappe, une épée de Damoclès irlandaise planant au dessus de la salle.  Kouchner, quelque peu agressif & tendu, expose les grands objectifs de la PFUE - défense européenne, bilan de santé de la Pac, plan énergie-climat, et immigration. Un bon point à son actif : il déplore avec sa liberté de ton habituelle l’absence de la recherche comme grand dossier des six mois à venir, et plaide pour une recherche européenne commune, dont la légitimité est évidente, et serait profitable à tous, dans la médecine entre autres. The French Doctor ne perd pas le nord…

Autre intervenant marquant de cette plénière, Philippe Starck, designer et directeur artistique de la PFUE, qui décrit son identité européenne, vécue dans la pratique professionnelle : il se définit comme à la fois un designer italien, un écologiste scandinave, un directeur artistique français, etc., et rappelle qu’il est perçu par ses clients internationaux comme un expert européen, et ce grâce à ses différents collaborateurs basés sur tout le continent.

L’Europe est selon lui bien plus perçue comme une entité à part entière de l’extérieur, dénotant avec notre perception « intra muros » très pré carré. L’Europe est selon lui une obligation, vis-à-vis du monde extérieur, mais une obligation heureuse à vivre. Discours intéressant, mais qui pourrait s’accompagner de propositions concrètes sur la mobilité professionnelle en Europe…

De son côté, Luis Amado, ministre des Affaires étrangères portugais, émet le souhait que l’Europe soit une force de stabilité dans le monde actuel, et insiste sur le besoin urgent de stabilité institutionnelle, militant implicitement en faveur du Traité de Lisbonne. Certes, mais autant en profiter pour expliquer un peu plus en détail les bienfaits de ce Traité que sûrement peu de personnes dans la salle ont lu…

Plus concrète, Sylvie Goulard répond aux questions du public sur la difficulté de prendre des décisions au niveau de l’Europe en prenant l’image d’une réunion de copropriété…

Par ailleurs, cette fidèle de l’Atelier Europe émet le souhait que les postes issus du Traité (Président du Conseil, Haut Représentant pour les Affaires Etrangères et la sécurité, Président de la Commission) soient pourvus de manière transparente, que les candidatures soient ouvertes, examinées sur critères réels de compétence et non le fait du prince, la France en l’occurrence… Excellente proposition qui n’est pas sans rappeler les auditions à l’américaine, qui arrivent tout doucement (et enfin !) en France. 

Kouchner aura le mot de la fin de cette plénière, et souligne l’attente du « monde » à l’égard de l’Europe, enviée pour l’espace de liberté et de droit qu’elle représente. Certes, mais bien que passionné de relations internationales, je ne pense pas que ce soit l’argument le plus éclatant pour avoir « envie » d’Europe pour le grand public, qui ne perçoit des mesures bruxelloises que leur impact dans la vie quotidienne, et qui a aussi besoin de valeurs communes, d’identité européenne sur lesquelles s’appuyer & se définir (voire à transmettre)…  

Sans transition, j’enchaîne sur la conférence de presse conjointe de Jean-Pierre Jouyet et Luis Amado.

A l’issue de cette conf presse, j’assiste au 1er forum thématique consacré à « L'Europe peut-elle être le leader mondial de l'Environnement ? ».

La députée européenne Françoise Grossetête propose un benchmark pour s’inspirer des modèles environnementaux les plus performants. Et de citer l’urbanisme scandinave qui comprend à la fois des maisons à énergie passive (qui ne consomment pas d’énergie jusqu’à -20°C) et des constructions à énergie active, qui créent de l’énergie.

La députée rappelle le contenu du paquet “Énergie-climat” : « + 20% d’efficacité énergétique, + 20% d’énergies renouvelables, - 20% d’émissions de gaz à effet de serre, 10% de biocarburants. L’Europe a le devoir de sensibiliser les pays réticents. »

En réponse à l’exergue de Françoise Grossetête, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), élargit la réflexion au co-développement. L’Europe doit fixer des règles communes au continent en matière d’environnement, par ex. moins polluer. La difficulté qui se pose alors pour l’Europe est d’inciter aux pays en voie de développement ces normes sans que celles-ci cassent leur croissance. Le remède selon Philippe de Fontaine Vive réside dans l’importance accordée à l’innovation, qui permet de sortir de ce dilemme récurent écologie / économie.

Par ailleurs, les Etats européens doivent être exemplaires sur les énergies nouvelles, comme la photovoltaïque, et maintenir les avantages financiers à de telles installations.

Le scientifique Daniel Nahon, professeur au Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE), préconise quant à lui de changer les habitudes culturelles, et de réduire le gap entre science (recherche) et société, et établir une passerelle dont les philosophes pourraient être la pierre d’angle, afin de bâtir une société plus responsable.

Le débat s’achève par un question-réponse trusté par des militants sectaires de « Sortir du nucléaire »… Je file déguster quelques petits fours atomiques.

Un autre forum sur le thème « Quels enjeux pour l'Europe de la culture ? » avait lieu simultanément à celui sur l’environnement, je vous invite à lire l’interview de Renaud Donnedieu de Vabres , Ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la Présidence française de l’Union européenne, qui montre un volet humaniste de cette PFUE à venir, mais manque un peu de visibilité... 

A l’issue du déjeuner, quelques interviews, dont Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal, directeur médical d'Action contre la faim (ACF) en Éthiopie, puis vice-président de Médecins sans frontières, et écrivain dans la lignée des grands reporters romanciers (Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid...).

Reprise des Forums, j’assiste à celui sur le thème « L'Europe va-t-elle manquer d'énergie ? ».

Jean-Pierre Jouyet rappelle en introduction que l’indépendance énergétique doit s’effectuer à la fois vis-à-vis de la Russie (gaz…Prom), du Moyen-Orient (pétrole), et des énergies fossiles (charbon, etc.). 

Quelques chiffres pour illustrer ses propos :

50% des besoins énergétiques de l’Europe sont importés ;

6% de l’énergie européenne est d’origine renouvelable, objectif 12% en 2010.

32% de l’énergie électrique en Europe est d’origine nucléaire.

Le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes précise son propos quant à la Russie : il est indispensable de mettre en place un partenariat global UE / Russie, afin de sortir de la situation actuelle, qui voit la Russie privilégier le maximum d’accords bilatéraux, car plus avantageux. Proposition excellente, courageuse, mais question épineuse car intérêts des membres de l’UE divergents & sujet éminemment politique…

Philippe Herzog, Président de Confrontations Europe, rappelle que l’idée d’une politique énergétique commune est à la fois ancienne (base de l’Europe, CECA), et récente, priorité capitale selon lui de la PFUE. Il préconise une décision globale, européenne, sur les énergies renouvelables, et pour sortir des querelles liées au nucléaire, recommande de trouver un accord sur les déchets et la sécurité (sans pour autant citer le rapport Mandil, riche de pistes en ce sens).

Côté industriels, la grande illusion ! Bruno Bensasson, directeur de la stratégie de Suez, et Frédéric Lemoine, président du Conseil de Surveillance d'Aréva, s’avèrent très décevants... La fonction occupée par les deux intervenants me laissait présager des discours passionnants, mais ils se sont bornés à faire les VRP de leur groupe. Et mordre d’autant sur le temps de parole de Roland Lappuke, ambassadeur international de Lettonie, qui, au vu de l’emplacement de son pays et sa dépendance énergétique avait sûrement une réponse intéressante à exprimer sur le thème du Forum…

Anyway, en conclusion de cette journée, je voudrais saluer cette initiative pédagogique & citoyenne, la plupart des intervenants ont donné envie d’Europe, et nous ont fait mieux percevoir les enjeux de la PFUE.

Merci au cabinet de Jean-Pierre Jouyet pour son invitation, à Euro RSCG pour l’excellente organisation, et à la NetScouade pour la « web community management ».

D’autres évènements sur le même format sont prévus, affaire à suivre !


Après la rencontre de Lille du 7 mai, une nouvelle édition de Paroles d’Européens aura lieu à Marseille le 13 juin prochain.

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes et Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes vous invitent à participer à la rencontre « Paroles d’Européens !» à quelques jours de la présidence française de l’Union européenne (PFUE).

Rencontrez et dialoguez avec ceux qui contribueront, en France, à la présidence du conseil de l’Union européenne avec notamment Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne – Josep Borell, ancien président du Parlement européen, Laurent Cohen-Tanugi, président de la mission « l'Europe dans la mondialisation » - Renaud Donnedieu de Vabres, ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la PFUE - Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat et maire de Marseille - Jean-Noël Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône - Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen - Philippe Herzog, président de Confrontations Europe - Jean Jouzel, climatologue, prix Nobel de la Paix - Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie - Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration - Nicole Notat, présidente de Vigéo - Jean-Christophe Rufin, écrivain et ambassadeur de France au Sénégal - Philippe Starck, désigner et directeur artistique de la PFUE - Michel Vauzelle, président de la région PACA, et bien d’autres…

Pour s’inscrire : ici
Le programme :

What : Dîner à l'issue du lancement des Assises du Numérique

Hosted by : Eric Besson, secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Évaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique

Type : Dîner placé

Where : 35 rue St Dominique 75007

When : 29 mai

Who : cab de Besson (5) et acteurs du web (12)

Resum : à venir

Special thank's : Adrien HB
envoyé par parolesdeuropeens

Le Président de la République, le Premier ministre, le Ministre des Affaires étrangères et européennes et le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes ont souhaité faire de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), du 1er juillet au 31 décembre, une présidence citoyenne.

Dans cette perspective, il convient de montrer de manière concrète à quoi sert l’Union européenne et d’expliquer au grand public les enjeux de cette présidence. Ainsi, le Ministère des Affaires étrangères et européennes entend œuvrer étroitement avec la société civile pour donner la parole aux citoyens européens à travers une série de rencontres intitulée "Paroles d’Européens !".

A l'occasion de l'une de ces rencontres, le philosophe André Comte-Sponville témoigne de son identité européenne et de sa vision des origines de l'Europe.

Invité par le cabinet du ministre des Affaires européennes à participer à la rencontre de Lille, j'en ai fait un compte rendu sur le site de l'Atelier Europe .


Le logo de la présidence française illustre la force du lien qui unit la France et l’Union européenne.
Il est le symbole de l’engagement de la présidence au service de l’intérêt général européen. Simple et clair, il s’adresse à tous les Européens. Il est à la fois politique et populaire.

Par ailleurs, l’identité visuelle qui accompagne ce logo réunit, en les mêlant dans un mouvement dynamique, les langues de l’Union européenne et les couleurs des drapeaux de ses États membres.

Autre sortie des cartons, le site web de la PFUE : www.ue2008.fr

Bernard Kouchner présente le logo et les enjeux majeurs de la PFUE, voir la video .


Afin de faire de la France une grande Nation numérique, un plan de développement de l'économie numérique sera présenté au Président de la République et au Premier Ministre avant le 31 juillet 2008.

Des Assises du Numérique seront lancées le 29 mai afin d'élaborer ce plan. Elles se poursuivront sous la forme d'ateliers thématiques. L'ensemble des acteurs de l'économie numérique, opérateurs de réseaux, équipementiers, entreprises du logiciel et des services, producteurs de contenus, créateurs, associations, utilisateurs, seront associés à cette démarche.

Les ateliers thématiques couvriront des sujets tant économiques, que sociaux et culturels. Regroupés dans quatre volets principaux (Réseaux, Contenus, Usages et Gouvernance), ils seront organisés tout au long du mois de juin, à Paris, en régions et sur internet. Ce site, point de convergence des ateliers, relaiera leurs réunions ainsi que leurs travaux. Il permettra aussi à chacun de participer à la réflexion engagée en y apportant sa contribution.

Programme & intervenants 

Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, recevra à l'issue de cette journée de lancement des acteurs de l'économie numérique, afin d'échanger sur les grandes orientations des Assises. Je publierai un compte rendu à l'issue de cette réception informelle.


Bleu, très bleu ;-)

Manuel Valls se rêve en réinventeur de la gauche

Un très bon article de Libération, à l’occasion de la parution d’un livre d’entretiens (Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche) avec l’incarnation de l’aile droite du PS.

Dès la première phrase de son livre, il prévient : «La gauche, on l’aime.» Et, quelques lignes plus loin, insiste lourdement : «Quand on y entre, il est presque impossible d’en sortir […] La gauche et moi, c’est à la vie à la mort.» Sans doute Manuel Valls avait-il besoin de poser d’emblée ce postulat avant de poursuivre sa démonstration. Car le député-maire d’Evry nourrit une ambition, assumée sans complexe et résumée dans le titre même de son livre d’entretiens avec le journaliste Claude Askolovitch : «Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche.»

Refondation. Manuel Valls incarne aujourd’hui, à lui seul ou presque, l’aile droite du PS. Au point de s’être attiré les foudres de nombre de ses camarades, en particulier à l’automne, au plus fort de l’activisme réformateur sarkozyste. Car s’il a décliné la proposition présidentielle d’endosser le costume d’un ministre d’ouverture, il s’était, dans la foulée, montré plutôt favorable à certaines politiques. Et persévère. Sur la réforme des retraites : «Il fallait évidemment en finir avec l’exception des régimes spéciauxSur l’«incontournable» hausse des droits d’inscription universitaire. Sur la sécurité : «Oui, je suis sécuritaire, pour la sécurité de tous

Manuel Valls, qui s’en prend au «verbiage gauchiste de mai 1968» et se positionne contre une certaine «gauche compassionnelle», l’assure : il n’a rien d’un sarkozyste de gauche. Mais c’est bien du travail idéologique effectué par le patron de l’UMP qu’il s’inspire : «Sarkozy est le réinventeur de la droite. Et ce qui manque, en face, c’est une refondation de la gauche.» Radicale refondation, donc, rendue nécessaire par le fait que «le terrain de jeu a changé», et qui exigerait de «reprendre tout à la base. Réécrire notre déclaration de principes, bouleverser notre organisation, nous ouvrir». Sans oublier de «changer le nom de notre parti», et d’oublier jusqu’au mot même de socialisme, «devenu un mot prison, un mot qui empêche d’avancer». La preuve par la référence : Manuel Valls, qui cite volontiers Clémenceau, juge que, «plus que Chavez, plus que Castro, plus que les gauchistes ripolinés ou les nostalgiques des grands monopoles d’Etat», et même «plus fondamental que Blum et Jaurès», c’est Al Gore qui constitue un modèle pour la gauche (ah bon, je le verrai plutôt en blairiste...).

«One shot». Traitement de choc également préconisé au chapitre du parti : «Il faut en finir avec des dirigeants politiques épuisés, perclus de rivalités et de vengeances», estime Valls qui «ne croit pas au destin» de Strauss Kahn ou de Fabius. Et «s’interroge» sur Royal - «c’était un one shot. C’est raté» - comme sur Delanoë, «qui nous ramène en arrière, à sa façon». Conclusion : «Ni Royal, ni Delanoë, ni Hollande, ni Strauss-Kahn, ni Fabius, ni Aubry ne devraient être candidats à la présidentielle.»Alors qui ? Songerait-il à lui-même ? «Oui, moi, si cela devient possible.» Il est vrai que dans la France de Sarkozy, tout devient possible…

Suite des aventures dans Economie Matin, attention, titre choc :

"Le PS doit devenir le parti des entrepreneurs" (Valls)

Pour tenter de faire bouger le Parti Socialiste sur le front de l’économie, le « tribun » Manuel Valls a décidé de frapper fort. Un livre provocateur, des formules chocs, l’affirmation d’une ambition personnelle –la présidence de la République, rien de moins–, la figure montante de la gauche ne se refuse rien.

Dans votre livre, Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche, vous appelez à une révolution des relations entre la gauche et l’entreprise. Provoc ou réalisme ?

Une gauche moderne doit regarder lucidement la globalisation des marchés, des services, de la communication qui touche, à la fois, les hommes et les entreprises. Ça ne veut pas dire qu’on ne doive pas défendre ceux qui sont agressés par cette globalisation. Au fond, si l’on veut la justice sociale, l’égalité réelle des chances pour tous, des services publics efficaces, il faut produire de la richesse pour mieux la redistribuer. Et qui crée la richesse ? Ce sont les entreprises !

Vous aimez les patrons, contrairement à certains leaders de gauche ?

Il y a une minorité de patrons voyous et d’exploiteurs de la misère mais la plupart des chefs d’entreprise sont remarquables. Ils se battent, sont proches de leurs salariés, font du bien à leur ville et au pays. Le PS doit donc être le parti des salariés mais aussi celui des entrepreneurs. Nous devons aussi nous adresser aux artisans, aux petits commerçants qui travaillent dur, créent des emplois et participent à l’équilibre de notre société.

C’est votre expérience d’élu local qui vous donne ce regard pragmatique sur le monde de l’entreprise ?

J’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas d’alternative à l’économie de marché mais qu’on pouvait et devait l’améliorer en l’organisant, en la régulant. Effectivement, qu’Évry accueille deux grands pôles de compétitivité au plan mondial comme Medicen et System@tic Paris Région, que je travaille au quotidien avec les entreprises de mon territoire, conforte mon analyse.

Jusqu’où êtes-vous favorable aux privatisations ?

Il faut sanctuariser l’école, la culture, la santé, bien sûr, mais aussi la défense et d’une manière générale ce qui touche à l’indépendance de notre pays. Mais la concurrence et la rentabilité ne sont pas des gros mots. Tous les élus socialistes, et même les communistes pratiquent dans leur commune la délégation de service public à grande échelle. Tout dépend, en fait, de la manière dont on fait les choses. Prenons l’exemple de La Poste. On a sacrifié la mission de service public et les salariés au profit de la concurrence et des placements financiers. Voilà, typiquement, ce qu’il ne faut pas faire.

Il faudrait mieux contrôler les rémunérations des grands patrons ?

Oui, c’est indispensable. Aux États-Unis, on y parvient mieux qu’en France. Il faut mettre de l’éthique et des règles dans un capitalisme financier qui est devenu fou.

Dialogue avec YVES DERAI
* Entretiens avec Claude Askolovitch, Robert Laffont.

SOURCE economiematin.com

Encore un peu, et la gauche aura trouvé son Madelin...


Le 7 mai à Lille, à partir de 13h30, venez célébrer en avant première la Fête de l’Europe à quelques mois de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne et rencontrer autour de Jean-Pierre Jouyet , secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes, ceux qui pensent et préparent l’Europe d’aujourd’hui et de demain.

Qu'est-ce que l'Europe ?
Derrière les institutions lointaines au fonctionnement complexe, près de 500 millions de citoyens vivent à l'heure européenne !

Qu'est-ce qu'être européen ? Le 7 mai à Lille, des artistes, des intellectuels, des politiques, des représentants de la société civile du continent réfléchiront ensemble à l'identité commune des Européens.

Existe-t-il une culture européenne, une idée commune du travail et des loisirs ? Quelles valeurs partageons-nous de Lisbonne à Bucarest ? Pour en savoir plus, nous enquêterons ensemble sur la vie quotidienne des Européens, leurs goûts, leurs ambitions, ce qui les passionne et ce qui les indigne !

Les médias, l'éducation doivent-ils promouvoir l'idée européenne ? Au-delà du rêve de paix et de prospérité des Pères de l'Europe, existe-t-il aujourd'hui un "peuple d'Europe" ?

Réponse durant :
Inscription : ici
Programme :

crédit photo Reuters /Yuriko Nakao

Plus de 600 spécialistes internationaux des mathématiques financières se sont retrouvés, jeudi 27 et vendredi 28 mars, à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris pour le premier Forum international de la recherche en finance du pôle de compétitivité Finance Innovation. Ils jugent que la crise financière, loin de remettre en cause leur discipline, leur ouvre de nouveaux champs d'études : sur la nécessité d'incorporer l'éventualité d'une crise de liquidités dans leurs modèles, par exemple.

Nicole El Karoui est professeur de mathématiques financières à l'Ecole polytechnique, fondatrice et coresponsable du Master 2 "Probabilités & Finance" de l'université Pierre-et-Marie-Curie et de l'Ecole polytechnique. Ses élèves sont recrutés à prix d'or dans les salles de marché du monde entier. Elle analyse le rôle des mathématiques dans la chute des marchés.

Les mathématiques ont été mises en cause dans la crise financière actuelle, dans la mesure où elles auraient permis de mettre sur le marché des produits très sophistiqués que les utilisateurs ne comprenaient pas. Qu'en pensez-vous ?

Les utilisateurs, dans les banques, comprennent ce qu'ils utilisent. Et la crise actuelle n'est pas une crise des mathématiques. Elles n'apparaissent qu'en bout de chaîne. Ce ne sont pas les mathématiciens qui ont eu l'idée de la titrisation, mais les financiers. Ceux-ci ont alors fait évaluer les risques des produits de titrisation par des agences de notation. Les maths ne sont intervenues qu'ensuite pour créer des produits dérivés permettant de se couvrir contre ces risques.

Apparemment, les maths ont failli puisque les risques n'ont pas été couverts.

Nos modèles sont faits pour fonctionner dans des situations ordinaires, pour des quantités raisonnables de produits vendus, dans un contexte d'activité standard pour couper des pertes de 3 % à 5 %. Pas pour des périodes de surchauffe, de bulle. Un système qui marche pour couvrir 50 millions ne marche pas pour 500. Car un modèle n'explique pas tout. Par définition, il fait des erreurs qui ne sont acceptables que si les montants en jeu sont faibles. Mais quand une voiture faite pour rouler à 120 à l'heure se met à rouler durablement à 180, des pannes surviennent, des pièces cassent, les garde-fous ne fonctionnent plus.

Les mathématiques donnent le sentiment que l'on peut mieux contrôler. Les mathématiciens auraient peut-être dû mieux préciser que leurs modèles étaient frustes. Ils n'ont peut-être pas assez signalé le risque que faisait porter un très petit pourcentage de produits très risqués dans des produits structurés. Dans ce sens, les mathématiques sont un maillon de la crise ; mais pas le maillon décisif.

Quel est donc, selon vous, le maillon décisif ?

La formation d'une bulle. Car les comportements ne sont alors plus rationnels. Tout le monde y va. Le bons sens disparaît. La vraie question est donc de savoir pourquoi on laisse des bulles se former. Quand on est à l'intérieur, il n'est pas facile d'en sortir, car on gagne beaucoup d'argent. Si on sort trop tôt, on est sanctionné. Les bénéfices des banques depuis deux ans auraient dû servir d'alerte. C'était le signe d'un emballement. On ne gagne pas beaucoup d'argent sans prendre de gros risques. On s'étonne maintenant de grandes pertes. Il aurait fallu être plus vigilant sur les gains. Tout le monde a laissé faire. La crise est due au manque de régulation. Les Etats-Unis ont laissé se former cette bulle qui soutenait leur économie. Je ne peux pas croire qu'on ne savait pas qu'outre-Atlantique il y avait beaucoup trop d'argent investi dans les subprimes. Ces produits permettaient aux institutions financières de booster leur activité, à une période où les taux étaient très bas.

Les agences de notation sont aussi en cause. On ne sait pas comment elles font leur rating.

Quel impact la crise a-t-elle sur votre discipline ?

Elle crée de la demande de mathématiques pour améliorer la gestion des risques ; il s'agit de mieux comprendre, de mieux analyser les risques des produits dérivés et des salles de marché ; de s'intéresser davantage à la taille des positions et de mettre en place davantage d'alertes.

Il faut aussi éduquer au risque et mieux informer sur les possibles erreurs des modèles. La crise nous oblige à analyser des phénomènes jamais vus. Car chaque krach est différent du précédent.

lemonde.fr


Easter time & popular Czech traditions by Josef Lada

Le guitariste des Rolling Stones Keith Richards sera le nouveau visage publicitaire de la griffe de luxe Louis Vuitton, a annoncé la célèbre marque mardi.

Il s'agit d'une toute première campagne de publicité pour le guitariste de 64 ans. On le voit en train de toucher sa guitare sur le lit d'une chambre d'hôtel. Des rideaux noirs à imprimé têtes de mort empêchent en partie la lumière de pénétrer à l'intérieur de la pièce.

«Certains voyages ne peuvent être traduits en mots. New York. 3h du matin. Blues en C (do)», peut-on lire sur cette pub qui devrait faire son apparition dans les magazines le mois prochain.

Antoine Arnault, le responsable de la communication chez Louis Vuitton, confie : "C'est une icône internationale, une inspiration pour des millions de gens et nous sommes honorés qu'après Mikhail Gorbachev, Catherine Deneuve, Steffi Graf et Andre Agassi, il ait accepté de représenter la firme Louis Vuitton.
La réputée photographe Annie Leibovitz a croqué Richards pour cette campagne.

Le guitariste prévoit verser son cachet à l'organisme voué aux changements climatiques Climate Project . Louis Vuitton soutient cette association.

Parmi les personnalités ayant elle aussi représenté la griffe Louis Vuitton: Catherine Deneuve, Scarlett Johansson, Uma Thurman (photo ci dessous) et l'ancien leader de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev.
source : http://www.matin.qc.ca

C'est un peu moins glam' qu'Uma Thurman...


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