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Tony Blair est un diplomate chevronné. Invité vedette du conseil national de l’UMP, samedi, à Paris, l’ancien Premier ministre britannique a réussi le tour de force de se faire ovationner par la droite tout en se réclamant ouvertement du centre gauche.

Déclenchant l’hilarité de la salle, il a d’abord complimenté: «C’est certain, votre Président est très énergétique (sic)… dans tous les domaines.» Mais il a précisé: «Je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats-Unis, je serais démocrate. Au Royaume-Uni, je suis travailliste. En France, je serais probablement… au gouvernement ! Non, je plaisante ! Je reste avec ma famille politique. Je serais au Parti socialiste, mais aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer.»

Plus affable que jamais, Nicolas Sarkozy a aussitôt récupéré l’affaire: «Ah! Bien sûr, il est socialiste… Mais un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement !»


"Pour nombre de socialistes, le mètre étalon, c'est encore le marxisme et l'étatisme alors que pour moi, le libéralisme fait partie des fondements du socialisme". Jean-Marie Bockel

Fédérer les sarkozystes de gauche en vue des municipales: «La Gauche moderne», le parti que Jean-Marie Bockel doit lancer demain, veut faire de l’ouverture sa marque de fabrique et présenter aux élections municipales de mars plus d’une centaine de candidats sur des listes de rassemblement.

Qui sera candidat pour La Gauche moderne? Le futur parti, qui revendique déjà 680 adhérents, promet d’être présent sur les listes d’une quinzaine de grandes villes. Pour l’heure, on en est encore souvent aux ronds de jambes et tractations par téléphone. A Paris, où vient de se créer une fédération, La Gauche moderne compte décrocher des postes de conseillers municipaux: «On aura peut-être une, voire deux têtes de liste», prévoit Jean-François Pascal, conseiller politique du secrétaire d’Etat. Le député européen Jean-Marie Cavada, qui doit mener une liste UMP dans le XIIe arrondissement, pourrait les rejoindre.

Parmi les socialistes intéressés, le strauss-kahnien David Melloni, qui fera équipe à Toul avec Nadine Morano, députée UMP de Meurthe-et-Moselle: «J’attends de connaître les bases du parti, encore en construction, mais il y a des chances qu’on fasse un bout de chemin ensemble.» Et Yves Urieta, maire PS de Pau, à la tête d’une liste panachée gauche-centre-droite, qui se rendra au lancement «comme observateur». D’autres candidats sont pressentis à Lyon, Marseille, Toulouse ou Nice.

La Gauche moderne et l’UMP feront-elles stratégie commune aux municipales? Si les proches de Bockel se défendent d’être en service commandé, Nicolas Sarkozy, pas mécontent de voir sa recrue promouvoir sa stratégie d’ouverture, a chaudement encouragé l’initiative. «Une démarche libre et indépendante», assure Bockel, qui «assume pleinement les alliances avec l’UMP». En mal de famille politique, l’ancien blairiste du PS avait besoin «de créer son espace et de peser électoralement» pour se faire entendre au sein de la majorité, note son conseiller, évoquant des discussions «informelles» avec Sarkozy mais «pas de réunion ad hoc».

Mulhouse: un cas d’école de l’ouverture? Le maire sortant y conduira une liste rassemblant socialistes, centristes et UMP. Là Bockel joue les modestes, refusant de faire de Mulhouse un «emblème» de l’ouverture. «Je compte juste m’appliquer à moi-même les principes que je prône.» A l’UMP, la perspective de municipales main dans la main avec l’ancien adversaire avait agacé cet été. Selon «le deal passé en août», Jean Rottner, suppléant de la députée UMP du Haut-Rhin, s’est vu promettre le poste de premier adjoint.

Selon lui, «les difficultés sont en train d’être surpassées. Les militants se sont fait une raison, ils sont réalistes.» Et partent manifestement à la bataille sans enthousiasme. Arlette Grosskost, qui a fini par soutenir du bout des lèvres la liste Bockel, sans y figurer, peste toujours contre La Gauche moderne. «Que l’UMP s’ouvre à un candidat, ça peut marcher. Mais là, c’est La Gauche moderne qui daigne prendre des UMP.»
source : Libé.fr



Cette initiative, annoncée par Patrick Devedjian lors des journées parlementaires de l’UMP début octobre, vise à «suivre les promesses qui ont été faites durant la campagne électorale» et leur mise en œuvre.
 
Concrètement, chacun des 15 grands engagements du programme de Nicolas Sarkozy se voit attribuer par l’UMP un «indicateur d’avancement», dont le parti de la majorité prend garde de préciser dans la «charte» expliquant le tableau qu’il est «subjectif, fixé par l’UMP en tant que garante des engagements pris».
Cet indicateur est gradué de 1 à 3, en fonction de la mise en œuvre de chacune des réformes qu’il prévoit.

«Transparence» oblige, le tableau est consultable en ligne.

Garante des engagements pris par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, l'UMP souhaite ainsi suivre les réformes et les actions mises en oeuvre depuis son élection le 6 mai 2007 et permettre à chacun d'avoir accès à leur état d'avancement, en toute transparence. Tel est l'objectif de ce « Tableau de bord du suivi des engagements », démarche totalement inédite pour un parti politique.

Une culture du résultat très appréciable...



Nicolas Sarkozy tenait absolument à revoir sa « famille » avant les vacances, et c'était réciproque, puisque plus de 2000 cadres de l'UMP ont répondu à son invitation, hier soir, au Carrousel du Louvre.
 
Le vainqueur du 6 mai les a félicités pour le travail accompli pendant les campagnes présidentielle et législatives, en leur assurant que le « lien très fort » qui les unit, lui à l'Élysée, eux sur le terrain, resterait indéfectible. Mais la politique a ses raisons que le coeur ne comprend pas toujours. Voilà pourquoi le fils prodigue de l'UMP a voulu faire oeuvre de pédagogie en vantant aux siens les mérites d'une « ouverture » qui les laisse au mieux dubitatifs. « La France ne veut pas de ou : identité, ou l'ouverture, ou la modernité, ou la tradition. Giscard a fait le choix de la modernité, mais il a oublié la tradition, c'est la raison de son échec, leur a-t-il lancé. La France veut un gouvernement de droite et ouvert ». À ceux qui contestent la présence de ministres de gauche, il a asséné : « Je prends les meilleurs et les plus populaires au PS. » Résultat, selon lui : « Le PS s'effrite et ils sont là, dans les fonds de cale, à colmater les brèches, pendant que moi, là-haut, avec François, nous hissons la grand-voile. Je fais voter le bouclier fiscal à 50 %, l'abaissement des droits de succession, le service minimum... Tout ce dont vous avez toujours rêvé ! » « François », c'était bien sûr Fillon, au premier rang de l'auditoire.

L'énumération des propositions phares de l'ex-candidat de l'UMP a soulevé l'enthousiasme. Content d'avoir obtenu le résultat escompté, le chef des bataillons de droite leur a administré un conseil en forme d'avertissement : « Le problème, ce n'est pas d'avoir des élus qui sont installés et qui ne bougent plus. C'est de toujours se battre et de ne pas laisser les adversaires gagner du terrain. »
La leçon valait évidemment pour les municipales, qui doivent marquer une étape supplémentaire de l'« ouverture ». « Vous me remercierez après ! » a conclu Nicolas Sarkozy, pas dupe des arrière-pensées de l'auditoire, malgré ses applaudissements nourris.

En s'adressant au « coeur » de sa majorité, Nicolas Sarkozy n'a pas levé toutes les interrogations ni apaisé toutes les rancoeurs. Des libéraux, mais aussi des centristes ralliés dès 2002 à Jacques Chirac, peinent à reconnaître le candidat qu'ils ont soutenu. Bien des élus « de base » sont interpellés dans leur circonscription par des électeurs de droite troublés. Par exemple, ce député bourguignon, ex-RPR, toujours ulcéré par la nomination au gouvernement d'Eric Besson. « Pourtant, se lamente-t-il, j'avais prévenu Sarkozy avant son élection, quand il s'était mis en tête de faire parler Besson à la tribune de son meeting de à Dijon. Je lui avais dit :»Ne me refais jamais ça !»

Contrairement à ce que semble croire cet élu, le président, comme il l'a dit à plusieurs reprises, a montré hier qu'il était parfaitement conscient des dommages collatéraux de l'« ouverture ». Et en promettant aux cadres de l'UMP qu'il les rencontrerait régulièrement, il a voulu leur signifier qu'il ne laisserait pas les rancoeurs et les frustrations s'accumuler dans son propre camp.

source : le figaro.fr



Barnier répond à la BlogTeam du QG de Sarkozy en marge de la soirée de l'Atelier Europe
Debat-Sarkozy : l'Europe
envoyé par
QG-Sarkozy

A l'occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome, l'Atelier Europe de l'UMP a organisé une conférence-débat hier soir à l'Assemblée Nationale, dans la belle salle boisée Colbert.

Vincent Yquel et Camille Servan-Schreiber & le public nombreux ont pu débattre avec des intervenants de grande qualité :

* Michel Barnier,
conseiller politique de Nicolas Sarkozy sur les questions européennes et internationales & président fondateur du club politique Nouvelle République.

* Salomé Zourabichvili, ancienne Ministre des Affaires Etrangères de Géorgie et Présidente de la Voie de la Géorgie.

* Jean François-Poncet, Secrétaire général de la Délégation française chargée de négocier les Traités du Marché Commun et de l'EURATOM en 1957, et à ce titre, l'un des principaux acteurs des négociations du Traité de Rome.

* Baudoin Bollaert, journaliste, spécialiste des questions européennes, chargé d’enseignement à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à Paris II, en relations internationales.

Le débat fut vraiment passionant ! Bravo à
l'atelier Europe pour cette soirée riche, et qui témoigne du dynamisme de sa sympathique équipe, dont chaque membre a aidé à faire de cette soirée un succès !

Je vous recommande vivement de lire le discours prononcé par Vincent et Camille en guise d'ouverture de la soirée-débat, follow me, & cliquez
ici.
A l'occasion des 50 ans du Traité de Rome, l'Atelier Europe de l'UMP organise une conférence-débat à l'Assemblée Nationale, le 26 mars.

Plus d'infos :
http://europe.blogpremium.com/2007/Fevrier/27/50eme_anniversaire_du_traite_de_rome.html


Nicolas Sarkozy a mis en cause mercredi les «déclarations insensées» de Ségolène Royal qui a indiqué à plusieurs reprises qu’elle souhaitait réduire la part du nucléaire dans l’approvisionnement énergétique du pays de 85 à 50% d’ici 2020. Selon le candidat de l’UMP, la socialiste ne dit pas «par quoi elle remplacerait» ces capacités de production, «sans doute par la bougie, à moins que ce ne soit le charbon ou le pétrole», a ironisé le candidat UMP.

Il s’agit d’un «engagement électoral intenable», assurent les partisans du nucléaire qui listent les conséquences qu’aurait la mise en œuvre de la plate-forme socialiste: 25.000 emplois locaux directs et indirects menacés, une consommation de gaz naturel accrue de 35%, un surcoût annuel de production d’électricité de 2,5 milliards d’euros et une émission de 45 millions de tonnes équivalent CO2 par an supplémentaires. Au total, ce serait seize réacteurs qu’il faudrait fermer.

«Désorienté», le député (PS) du Nord, Christian Bataille, assume lui aussi son désaccord avec Ségolène Royal. Selon lui, «toute autre énergie de substitution entraînera une hausse du coût de l’électricité». L’éolien, par exemple, «est sympa, poétique mais complètement insuffisant». «Les socialistes sont attachés traditionnellement au nucléaire qui permet à la France de bénéficier d’une réelle indépendance énergétique», explique celui pour qui les propositions de Ségolène Royal correspondent «à une position minoritaire au sein du parti». Surpris par le délai d’une quinzaine d’années proposées par la candidate socialiste, il martèle que «le tempo pour planifier une politique énergétique, c’est un délai de 50 ans.»

Selon lui, le programme de Royal sur le nucléaire est le fruit d’un «marchandage avec les anti-nucléaires» dont la «pièce rapportée» est Bruno Rebelle, ancien dirigeant de Greenpeace France et actuel conseiller de la candidate. «Cet individu irrationnel et affectif guidé par sa haine du nucléaire ne correspond pas à la nature de ce que sont les socialistes», accuse Christian Bataille qui ne s’explique pas comment le l’environnementaliste a intégré l’équipe de campagne. Il regrette aussi qu’aucun débat participatif n’ait été organisé sur l’énergie nucléaire. «Ségolène Royal m’avait proposé en septembre de constituer un groupe de réflexion et de la rencontrer mais ça ne s’est jamais fait.»

Avec d’autres socialistes favorables au nucléaire comme Jean-Marie Bockel, Eric Besson ou Dominique Strauss-Kahn, il ne désespère pas pouvoir peser encore sur le programme énergétique de la candidate et la faire revenir à la «rationalité».
source : 20Minutes.fr
                                                                                                 crédit photo : AFP
 
La presse britannique a offert mercredi une couverture élogieuse à Nicolas Sarkozy, au lendemain d'une visite à Londres, le Times annonçant même franchement soutenir le candidat de l'UMP pour la prochaine élection présidentielle française.
"Sarkozy est un modèle nouveau et amélioré de l'homme politique français (...) C'est un vrai radical même s'il a dû modérer son message pendant la campagne", souligne le Times.
Le journal conservateur ajoute: "Nous n'avons pas le droit de voter pour les élections françaises mais nous le soutenons", estimant que la candidature de son adversaire socialiste Ségolène Royal n'apporte en revanche "presque rien de nouveau pour le futur".

La veille, le Guardian, quotidien pourtant de gauche, avait lui aussi affiché son penchant pour le candidat de la droite française: "Non, Nicolas Sarkozy n'est pas le Thatcher français. Et certaines de ses positions sont même quelquefois plus à gauche que celles de la gauche française", affirmait un éditorial du journal.
Commentant la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les expatriés français de Londres, et l'entretien avec Tony Blair, le Guardian souligne dans son édition de mercredi qu'il s'agit "d'un événement sans précédent".
"C'est la première fois qu'un candidat à la présidence française lance une offensive électorale à l'étranger pour mettre un terme à la fuite des cerveaux qui fuient l'économie stagnante en France", relève le journal.

Le Financial Times, qui publie, comme le Herald Tribune, une photo de Tony Blair et Nicolas Sarkozy hilares, signe de complicité, s'enthousiasme devant une "démonstration extraordinaire" du présidentiable français "qui a réussi a lier le dynamisme et l'énergie des exilés français à la transformation qu'il essaie de promouvoir en France".

"A tous les expatriés qui sont malheureux de la situation de la France et de leur départ, je veux dire : 'revenez' !", a lancé mardi soir le candidat de l'UMP à plus d'un millier de Français de Londres, lors d'une réunion publique dans un ancien marché de la capitale britannique reconverti en salle de conférence. "On a besoin de votre travail, de votre intelligence, de votre imagination et de votre enthousiasme", a-t-il poursuivi. "Revenez parce qu'ensemble nous ferons de la France une grande nation où tout sera possible, où les pères n'auront plus peur pour l'avenir de leurs enfants, où chacun pourra réaliser ses projets, devenir responsable de son propre destin. "Revenez et vous verrez qu'avec un peu de coeur, de courage et de volonté, notre vieux pays peut accomplir encore de grandes choses".

Le discours du président de l'UMP s'adressait en fait aux près de deux millions de Français expatriés dans le monde, dont environ 300.000 en Grande-Bretagne (250.000 à Londres, dont un bon cinquième d'électeurs inscrits).
"La France n'est pas qu'à l'intérieur de ses frontières", a-t-il dit, avant de promettre que la "France de l'extérieur" soit "mieux représentée dans la politique française".

"Voyant la France de dehors, vous voyez mieux encore ses défaillances et ses faiblesses et elles vous sont encore plus insupportables", a poursuivi Nicolas Sarkozy, qui a ironisé une nouvelle fois, sous les applaudissements, sur la semaine de 35 heures instaurée par le gouvernement de gauche de Lionel Jospin (1997-2002) : "C'est la seule idée au monde dont vous n'êtes pas obligés de profiter !"
"Tony Blair m'a dit que les 35 heures, pour l'Angleterre, c'était pas son truc", a-t-il poursuivi. "M. Zapatero, socialiste espagnol, m'a dit également que ce n'était pas son truc. Et quand j'ai demandé à Romano Prodi, président du Conseil italien, également homme de gauche et de coeur, s'il envisageait les 35 heures, il m'a dit, c'est pas mon truc. J'ai considéré que nous, notre truc, c'était les socialistes français !"

Nicolas Sarkozy a estimé que les Français qui partent étudier aux Etats-Unis ou travailler à Londres ou à Pékin "ne laissent pas la France" mais "la servent".
Mais il y a aussi "tous ces Français qui partent parce qu'ils ont le sentiment qu'il n'y a pas de place pour eux en France, parce qu'ils ont le sentiment d'un avenir bouché, d'une société bloquée", qui "partent par dépit, par désespoir, parce qu'ils ne trouvent plus d'autre issue", a-t-il ajouté. A ces expatriés "malheureux", il a promis une France "qui croit de nouveau aux valeurs de l'effort, de la réussite, du travail, du mérite" et la fin d'une "fiscalité confiscatoire qui décourage la réussite" et "fait fuir les capitaux".

"Je veux que partout sur la Terre les Français soient de nouveau fiers de la France", a-t-il martelé. "Je veux être le président d'une France qui étonne de nouveau le monde. Je veux être le président d'une France qui ne soit pas frileuse."

Reuters & AFP

The Thames at Westminster (Westminster Bridge), 1871, Collection Lord Astor of Hever; National Gallery, London

1er déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy
Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Le président de l'UMP devrait évoquer la situation internationale et les questions européennes. Nicolas Sarkozy achèvera sa visite ce soir par un discours devant plus de 2.000 Français de Londres.

Honni ou admiré, vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, Tony Blair incarne en France une sorte de référence. L'an dernier, Ségolène Royal, qui n'était encore que candidate à l'investiture socialiste, avait choqué son propre camp en affichant un "blairisme" qu'elle ne renie pas. Nicolas Sarkozy a pour sa part "la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et à rebondir, pour sa vision", selon l'entourage du candidat UMP. "Je trouve que ce qu'il a fait en Angleterre est assez remarquable, on est assez ami et je veux parler avec lui", explique Nicolas Sarkozy sur son site de campagne.

Ce mardi, le président de l'UMP devrait évoquer avec Tony Blair la situation internationale (Irak, Iran, Proche-Orient, environnement, etc) et les questions européennes. Le ministre de l'Intérieur propose de faire ratifier par le Parlement français, dès cette année, un traité européen simplifié à la place de la Constitution rejetée le 29 mai 2005 par les Français, et par les Néerlandais. Après son entretien et son déjeuner avec Tony Blair, Nicolas Sarkozy visitera un centre d'accueil de demandeurs d'emploi. Il visitera ensuite le musée Churchill et l'endroit d'où le général de Gaulle lança le 18 juin 1940 son appel à continuer la guerre contre l'Allemagne nazie et s'accordera une pause avec l'écrivain français Marc Lévy, installé à Londres.Il achèvera le soir sa visite par un discours devant plus de 2.000 Français de Londres, un vrai "meeting" de campagne et une "première" affirme le candidat UMP sur son site web.
"La question européenne est au centre de notre campagne. Nous voulons relancer le moteur européen et, dans ce cadre, aller à Londres est essentiel", a souligné lundi Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP.

"J'ai envie de dire à ceux qui pensaient qu'on ne pouvait pas réussir en France, revenez parce qu'on aura besoin de vous, de votre talent, de votre énergie, de votre enthousiasme"
Nicolas Sarkozy

source : Europe1.fr


Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP et conseillère sur les questions environnementales

Députée UMP de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet, 33 ans, a organisé la convention UMP pour l'écologie en octobre 2005. Avant son élection en 2002, elle a travaillé sur la fiscalité environnementale au ministère de l'Economie. Rapporteure de la charte de l'environnement en 2004, auteure, avec Jean-Yves Le Déaut (PS), d'une mission d'information parlementaire sur le changement climatique, elle connaît bien les dossiers environnementaux.
 
L'écologie est-elle de droite ? 
L'écologie ne peut être enfermée dans une catégorie politique. L'environnement est le grand enjeu du XXIe siècle et c'est l'occasion de renouveler en profondeur toutes les grandes politiques publiques. On peut le faire avec un regard de gauche ou de droite. Bien sûr, la gauche ou la droite n'ont pas spontanément recours aux mêmes instruments. Et pour cela, mon tropisme est de considérer que la droite est mieux armée pour répondre aux enjeux environnementaux. Car l'environnement est une question patrimoniale, au sens du patrimoine de l'humanité. La philosophie d'une certaine gauche ­ je pense aux communistes, qui ont un problème à envisager les questions environnementales ­ tourne plutôt autour du productivisme, basé sur la consommation des ressources naturelles.
 
Quelles différences entre droite et gauche sur l'environnement ? 
Pour résumer : nous, on fait ; eux, ils en parlent. Au cours des trente dernières années, les grandes lois écologiques ont été faites par la droite, qui a eu par ailleurs une démarche très verticale et compartimentée en créant une loi sur l'air, une loi sur l'eau, une loi montagne, une loi littoral... Mais nous avons proposé des mesures techniques, sans forcément revendiquer le discours politique. Je pense que c'est une erreur historique d'avoir laissé à la gauche le discours sur l'environnement. Une erreur que nous sommes en train de corriger. Quand Dominique Voynet était ministre de l'Environnement , elle perdait tous ses arbitrages interministériels. Pourtant, on a l'impression que l'écologie est un combat de gauche, ce qui est complètement faux.
 
Où sont les points de clivage ? 
Nous sommes clairement favorables au nucléaire dans la perspective de la lutte contre les changements climatiques. A gauche, ils sont divisés. Sur l'alternative au transport par camion, nous avons lancé le Lyon-Turin, relancé le canal Seine-Nord. Le conseil général des Hauts-de-Seine prévoit de passer toutes les cantines scolaires en bio. Des régions de gauche font ou ont fait des choses, tout comme des régions de droite. Les objectifs sont relativement partagés, pas les méthodes.
 
Peut-on lutter contre le réchauffement en acceptant la dérégulation libérale ? 
Les questions environnementales sont, par définition, une invitation à la régulation. Et la droite y est favorable. C'est Jacques Chirac qui a proposé la création d'une Organisation mondiale de l'environnement, à Johannesbourg en 2002. L'OME n'existe toujours pas, mais elle est devenue un sujet de débat à l'ONU. Le libre-échange ne peut pas s'affranchir de la responsabilité écologique.
 
Propos recueillis par Laure Noualhat source : Libération & http://www.n-k-m.com/