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L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a proposé "à titre provisoire" de "suspendre la suppression de la publicité sur les chaînes publiques" et d'affecter les économies ainsi réalisées par l'Etat "au financement du RSA pour un an" ou "pour deux ans", dimanche (12 octobre) sur Itélé.

"Est ce qu'on ne pourrait pas, à titre provisoire en tout cas, suspendre la suppression de la publicité sur les chaînes publiques de télévision, ce qui dispenserait l'Etat de les aider ?", s'est interrogé M. Balladur.

"Et affecter le produit que l'Etat entendait affecter aux chaînes publiques au financement du RSA pour un an, pour deux ans, le temps de se retourner", a-t-il ajouté.

"Je ne crois pas que dans les circonstances actuelles un prélèvement supplémentaire sur les revenus d'une épargne, parfois modeste, soit une mesure très opportune", a-t-il estimé, en allusion à la taxe de 1,1% sur les revenus de l'épargne et du capital destinée à financer le Revenu de solidarité active (RSA).

source : libé

Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 43 chefs d’Etat qui se sont réunis à Paris pour l’ouverture du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Initiée par Nicolas Sarkozy, cette union a été pensée, conçue et organisée sous le signe de la paix.

Regroupant les 27 pays-membres de l’Union européenne ainsi que l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l’Autorité Palestinienne, l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco, cette union pour la méditerranée vise à bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle.

Au terme d’une séance plénière de quatre heures, les chefs d’Etat ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, et concernant dorénavant quelques 750 millions de personnes. « L’Union pour la méditerranée est désormais une réalité ». « Les faits parlent d’eux-mêmes : pendant quatre heures, tout le monde a parlé, a discuté et s’est mis d’accord. Inutile de vous dire que c’est pour moi un moment extrêmement émouvant et très important », a déclaré le Président de la République.

L’organisation de l’UPM

Un sommet aura lieu tous les deux ans, alternativement dans l’un des pays de l’union européenne et dans l’un des autres pays partenaires. Ces sommets seront l’occasion de fixer les priorités futures de l’union. La coprésidence de l’UPM sera assurée pour deux ans non renouvelables par un pays du sud et un pays du nord, symbole de l’équilibre de cette union. L’Egypte et la France seront les deux premiers pays à assurer la coprésidence.

Les sources de financement de l’UPM proviendront de la participation des états-membres, du budget européen, de la participation du secteur privé et permettront au secrétariat général de l’Union de mener à bien les projets choisis au cours des sommets. Le Maroc, la Tunisie, l’Espagne et Malte ont d’ores et déjà fait acte de candidature pour accueillir le secrétariat général de l’UPM.

Ces structures devraient être opérationnelles avant la fin de l’année 2008.

Six projets régionaux concrets

Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 6 « initiatives clés » qui ont été désignées comme des priorités.

- La dépollution de la Méditerranée
- La construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée.
- Le renforcement de la protection civile dans une zone soumise au risque grandissant de catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique.
- La création d’un plan solaire européen
- Le développement d’une université euroméditerranéenne
- Une initiative pour aider au développement des PME

Un sommet placé sous le signe du dialogue

Nicolas Sarkozy, lors du lancement de ce sommet, a réuni les dirigeants des pays arabes et le chef de l’Etat palestinien, réussissant dans le même temps, à relancer le processus de paix israélo-palestinien, en recevant, à l’Elysée, les deux dirigeants, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert.

La présence du Président Syrien Bachar El Assad signant son retour sur la scène internationale, fut également l’occasion de donner un nouvel élan aux relations libano-syriennes. Bachar El Assad et Michel Sleimane, le Chef de l’Etat Libanais ont confirmé l’ouverture prochaine d’ambassades dans leur pays respectif et l’établissement de relations diplomatiques.

Nicolas Sarkozy a salué « tous les pays arabes membres de l’UPM qui ont fait un geste de paix » en participant à cette aventure politique.

« La participation de 43 chefs d’Etat à ce sommet est incontestablement un succès, il reste énormément de travail mais aujourd’hui, la voie est ouverte », a conclu Nicolas Sarkozy.



Un musée d'art islamique dessiné par Pei sera inauguré au mois de novembre au Qatar. Il ne s'agit pas du énième mausolée à la gloire de l'islam, mais de montrer que cette civilisation fut aussi une culture et qu'elle permit une cohabitation harmonieuse entre musulmans, juifs et chrétiens.

Le musée accueillera d'ailleurs des événements aux thématiques très éloignées du dogme, comme l'exposition sur le mythe de la princesse, autour de Grace Kelly, ou la collection d'art contemporain de François Pinault.

sources : latribunedelart.com & lepoint.fr

L’Aigle à deux têtes, ou Aigle bicéphale, nom féminin selon la tradition héraldique, est un symbole héraldique et vexillologique répandu.

Plusieurs nations slaves utilisent ce symbole aujourd'hui, l'ayant adopté de l'Empire byzantin (dynastie des Paléologue).
Dans l'héraldique byzantine, les têtes représentent la domination des empereurs romains sur l'est et l'ouest.
Les tsars russes ont adopté le symbole à la fois pour se positionner comme successeurs de l'État byzantin et pour symboliser de la même manière leur domination sur l'Ouest (l'Europe) et l'Est (l'Asie).

Présente sur les armes de plusieurs villes occidentales, elle véhicule une riche symbolique qui varie avec les cultures. Auparavant, elle n'avait qu'une tête et apparaissait entre autres dans l'évangile selon Jean, dans la culture celte, romaine ou encore chez les Thraces.

Ca ne vous rappelle rien ?

Crédit photo Reuters



Les relations modernes entre le Japon et la France ont débuté par la signature, le 9 octobre 1858 (soit le 3 septembre dans l’ancien calendrier lunaire du Japon), du Traité de paix, d'amitié et de commerce entre les deux pays.

Ce traité comportait, comme tous ceux conclus à la même époque avec les autres grandes puissances occidentales, des clauses parfois inéquitables : ainsi, par exemple, il ne reconnaissait pas au Japon le droit de fixer librement ses tarifs douaniers, il accordait aux ressortissants français l’exterritorialité sur le sol japonais. Néanmoins au terme de négociations longues et délicates, ces points finirent par être révisés. Mais malgré tout, avec la signature de ce traité, qui instaurait des relations diplomatiques formelles entre les deux pays, la France, à l’instar des autres grandes puissances occidentales, se trouva en mesure de coopérer désormais à l’effort de modernisation du Japon.

Pour mener à bien cette modernisation qui prit son essor lors de la Restauration de Meiji (proclamée en 1868), le Japon avait besoin de disposer des connaissances et des technologies les plus avancées d’alors que possédait la France. Cette dernière, considérée à cette époque comme l’un des modèles du développement industriel et moderne, fut pourvoyeuse de savoir et exerça son influence sur l’archipel.

A cette même époque, les arts japonais (estampes ukiyo-e, peintures ou céramiques, par exemple) provoquèrent également un grand bouleversement dans les milieux des beaux-arts et des arts décoratifs, en pleine mutation. C’est sur ce japonisme qu’allaient se fonder notamment l’Impressionnisme et l’Art nouveau.

La genèse de nos relations s’explique ainsi : par un transfert de technologies françaises vers un Japon encore à l’aube de sa modernisation. Les relations évoluèrent par la suite vers des échanges axés sur l’art et la culture. Aujourd’hui, bien au-delà de ces socles premiers, des relations profondes se sont nouées dans des domaines variés : la politique, l’économie, le sport, la mode, la gastronomie.

Cette commémoration permettra aussi de renforcer les relations commerciales et les investissements, les échanges entre collectivités locales, ainsi que les échanges dans l’enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, les coopérations sur les enjeux planétaires comme l’environnement, et le réchauffement climatique en particulier, ou les coopérations sur l’aide au développement, seront étendues et simplifiées.

Evénements en France : Les informations concernant chaque événement sont disponibles sur le site de l’Ambassade du Japon en France, à la rubrique « France-Japon 150e Anniversaire » http://www.fr.emb-japan.go.jp/150/index.html

Evénements au Japon : Les informations concernant chaque événement sont disponibles sur le site de l’Ambassade de France au Japon, à la rubrique « 150ème anniversaire des relations franco-japonaises – Agenda » http://www.ambafrance-jp.org/rubrique.php3?id_rubrique=493 

Les célébrations du Nouvel an chinois -aussi appelé Fête du printemps- se sont achevées dimanche 10 février, notamment en région parisienne, où vit la plus importante communauté chinoise d'Europe.

Ces célébrations marquent depuis jeudi soir le passage dans l'année du rat, symbole d'intelligence et de richesse.

Samedi, le traditionnel défilé du Dragon a été lancé par le maire de Paris Bertrand Delanoë et l'ambassadeur de Chine à Paris, Zhao Jinjun, dans le centre de la capitale.
Dimanche, c'est le 13e arrondissement, le "China Town" parisien, qui a vu un autre défilé sillonner les rues, en présence des ambassadeurs de Chine populaire, du Cambodge et de Thaïlande.

Les deux manifestations ont réuni chacune plusieurs milliers de personnes, au son des pétards, des musiques et des danses asiatiques. Les défilés étaient marqués par un déchaînement de couleurs, notamment le rouge, symbole de bonheur.

Le Nouvel An est une fête familiale célébrée pendant une quinzaine de jours jusqu'à la "fête des lanternes", prévue cette année le 21 février.

Les Chinois vivant en France ou Français d'origine chinoise représentent de 600.000 à 700.000 personnes, dont la moitié vivent en Ile-de-France.
C'est à partir des années 1970, que les deux principales vagues d'immigration chinoise sont arrivées en France, avec d'un côté un afflux venu de Wenzhou (sud-est) - pour la plupart des sans-papiers à la recherche d'une promotion sociale - et de l'autre l'arrivée de quelque 150.000 réfugiés de l'ex-Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) majoritairement d'origine chinoise.



Les participants jouent le jeu ;-)

Bon, ça y est, la partie va commencer !!!

Nous voilà arrivés sur le campus d’HEC, pour l’Université d’Eté du MEDEF. Un parfum de vacances règne encore, dans ce coin de verdure, où l’on forme les élites des entreprises de demain. Laurence Parisot a enfilé un top à rayures très sunshine, orange et jaune, alors que les participants reçoivent un polo vert, dans les tons Wimbledon.


Guillaume Alonso en greeeen !

Frédéric Chevalier nous accueille dès notre arrivée, et nous facilite l’accès. Une grande salle, habituellement un amphi, est mis à notre disposition, une sorte d’Agora des bloggeurs, en wifi of course.

« Play the game », « Jouer le jeu », le thème de ces trois jours, est, comme le rappelle Laurence Parisot dans la plénière d’ouverture, un avant-goût de la coupe du monde de Rugby.

Pour les chefs d’entreprise, jouer le jeu, c’est avant tout "jouer le jeu de l’économie, de l’échange, de toutes les formes d’échanges, d’idées. Un échange digne, pour inviter chacun à entrer dans la danse, sans aucune exclusion. D’emblée inclure. Jouer le jeu de l’homme de la planète. Un contrat implicite avec la nature, toutes les cultures, civilisations".

Les civilisations sont bien représentées par les invités de la plénière : Konaré, Président de la Commission de l’Union  Africaine & Shashi Tharoor, diplomate & écrivain indien, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU.

Konaré a commencé son discours par un rappel de la situation de l’Afrique / et la nécessité de jouer le jeu avec ce continent, le seul qui n’avance pas aujourd’hui. Dans le cadre du jeu mondial, des promesses / développement n’ont pas été tenues. Parallèlement à l’aide publique, l’Afrique a également besoin des investissements privés.

Il faut aujourd’hui redéfinir les règles du jeu, et réfléchir à comment intégrer l’Afrique à ces décisions… ?

Les enjeux du futur : environnement, eau, mobilité humaine (interne et externe au continent).

Nécessité de décisions globales, concertées.

Le jeu doit être très ouvert, via un partenariat d’égal à égal. Soutenir l’économie populaire pour casser les mafias.

Enfin, n’oublions pas que l’Afrique est à 20 km de l’Europe (détroit de Gibraltar), soit plus près que le Stade de France du campus d’HEC…

Shashi Tharoor a quant à lui (dans un style spirituel & très fin) évoqué la place de l’Inde dans la mondialisation. Selon Friedman, avec la mondialisation, le monde serait plat. Mais Shashi ne partage pas cette approche, car les Etats survivent, et même ne sont pas considérés assez puissants par leurs habitants pour subvenir à leurs besoins. 

Dans ce monde plat, la géographie et l’histoire demeurent. Le conflit humain est affaire de sentiment plutôt que d’économie. Le fait d’être dans une même chaîne logistique n’empêche pas, contrairement aux théories de Friedman, les conflits.

Cependant, Shasi est optimisme, il regarde l’avenir avec incertitude, mais où le Bien est possible. 

Quant à l’avenir de l’Inde, Shashi Tharoor le trouve difficile à estimer, dans un pays où existent 300 façons de cuisiner la pomme de terre… ;-)))

60 ans après l’indépendance indienne, doit on redouter la Coca – colonisation…?  Pour lui, c’est un faux débat, ce qui compte, c’est l’importance des choix nationaux, être dans le jeu mondial, et surtout ne pas mettre de barrières.

Enfin, l’Inde sera t elle le leader mondial du XXIème siècle ? La notion même de leadership pose problème, car le pays de Gandhi est conscient de la puissance de la Chine voisine.

Volonté du pouvoir de l’exemple / du « pouvoir doux ».

Le vainqueur n’est pas celui qui dispose de l’armée la plus forte, ou l’économie la plus dynamique (cf. défaite américaine au Vietnam, URSS en Afghanistan…). Des valeurs & des produits culturels (Bollywood) attirants doivent être mis en avant, à commencer par le voisinage ex. Afghanistan voisin important pour sécurité de l’Inde.

Bref, la partie commence bien, les bloggeurs sont tous devant leurs claviers, et l’expérience ne fait que commencer !

Pour vous faire patienter jusqu’à la prochaine note, l’Université d’Eté est lieu qui fait « gagner » : Sarkozy s’y est rendu à plusieurs reprises, Royal invitée n’est jamais venue… Je retiens la leçon…

Et pour les autres bloggeurs, ne ratez pas les Waff très agréables pour travailler !



S’il est vrai que l'homme public se définit d'abord par son style, Nicolas Sarkozy en a donné une bonne illustration en plaçant son premier grand discours de politique étrangère sous le signe du volontarisme. Délivré devant quelque 180 ambassadeurs de France réunis hier matin à l'Élysée, le message se voulait cohérent avec l'image qu'affectionne le chef de l'État depuis son élection : actif à l'intérieur de nos frontières, il entend ne l'être pas moins en dehors. « Le volontarisme dont le gouvernement fait preuve à l'intérieur sera de même nature sur la scène extérieure », a dit le président.

Deux dimensions « inséparables », a-t-il souligné dans la mesure notamment où, à travers notre diplomatie, « c'est notre identité en tant que nation que nous défendons ». Une diplomatie « guidée par nos valeurs », dont l'humanitaire et le devoir de protéger, a dit Nicolas Sarkozy en rendant à Bernard Kouchner un hommage appuyé, alors que le ministre des Affaires étrangères a essuyé des critiques pour avoir réclamé la démission du premier ministre irakien. Sur la scène domestique comme à l'international, donc, les Français « veulent un président qui agisse et obtienne des résultats », a estimé le président de la République en détaillant son approche des grandes affaires du monde, les défis majeurs auxquels celui-ci est confronté et les principales initiatives qu'il compte proposer au nom de la France. Parmi celles-ci, la création d'un comité de dix à douze sages pour réfléchir, d'ici aux élections européennes de juin 2009, à l'avenir de l'Europe à l'horizon 2020-2030. « La construction de l'Europe reste la priorité absolue de notre politique étrangère », a souligné Nicolas Sarkozy en plaidant également pour un renforcement de l'Europe de la défense et une rénovation de l'Otan.
 
C'est qu'entre l'Union européenne et l'Alliance, « il n'y a pas compétition mais bien complémentarité », a-t-il souligné. C'est notamment le cas en Afghanistan, où la France va renforcer son aide de formation auprès de l'armée, a annoncé le chef de l'État, en appelant par ailleurs le Pakistan à mener une lutte « plus déterminée » contre les talibans. Autre initiative, face au défi de « confrontation entre l'Islam et l'Occident », favoriser l'accès des pays musulmans à l'électricité nucléaire, une proposition faisant inévitablement écho aux récents, et controversés, développements des relations avec la Libye. Chantier diplomatique privilégié, l'Union méditerranéenne constitue pour lui un autre antidote des fractures culturelles et de l'extrémisme. Au Proche-Orient, la France est « déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile » et ne se résignera pas à la création d'un « Hamastan » à Gaza. La reprise dialogue avec Damas est conditionnée par son appui à une sortie de crise « par le haut » au Liban grâce à une élection présidentielle sans interférences.
 
En Iran, l'arme nucléaire serait « inacceptable », a souligné Nicolas Sarkozy, en évoquant la crise « sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international ». La démarche actuelle de sanctions progressives (mais aussi réversibles en cas d'ouverture de Téhéran) « est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran ». Autre initiative, pour le Darfour, Nicolas Sarkozy a annoncé hier qu'il avait pris l'initiative d'une réunion du Conseil de sécurité et qu'il présidera à New York le 25 septembre prochain en marge de l'Assemblée générale de l'Organisation. « L'Afrique restera une priorité essentielle de notre politique étrangère », a dit le président de la République. Un continent qui doit maintenant bénéficier d'une « juste représentation » au Conseil de sécurité, a poursuivi Nicolas Sarkozy qui, évoquant un autre défi, l'essor des pays émergents, a proposé hier que le G8 se transforme en G13 (en accueillant la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud).
 
Autant de déclarations et d'initiatives, inédites par le ton mais s'inscrivant souvent, sur le fond, dans une assez large continuité. Il s'en dégage néanmoins l'image d'un président animé d'une dynamique nouvelle, misant sur l'Europe pour renforcer l'influence de la France, ne reniant pas ses affinités (« j'ai la réputation d'être l'ami d'Israël, c'est vrai »), affichant un atlantisme vigilant (« alliés ne veut pas dire alignés ») et soucieux de montrer qu'il n'hésite pas, au nom des « valeurs », à hausser le ton, comme ce fut le cas hier, modérément il est vrai, à l'encontre de la Russie (« Quand on est une grande puissance, on doit ignorer la brutalité »).
source : lefigaro.fr & elysee.fr

Le discours dans son intégralité


Kenzo Parfums annonce le lancement de son nouveau parfum pour Homme, TOKYO BY KENZO. Date de lancement : à partir du 20 août dans tous les points de vente.

Une histoire de ville…

La nuit à Tokyo, on y voit mieux qu’en plein jour. Les néons clignotent, et renvoient l’image frénétique d’une ville refusant la nuit qui tombe. Qui ne tombe pas, finalement. Car la nuit noire fuit Tokyo.
De grands arbres centenaires projettent des ombres magnifiques caressant les trottoirs où fusent des esprits jeunes, des jambes sans fin, des énergies palpitantes.
Une nature sereine, dans une ville folle et poétique. Tokyo par Kenzo. Tokyo ressenti par un occidental shooté au décalage horaire, heureux de se perdre dans une ville sans dimensions, sauf humaine.

…pour un nouveau parfum pour homme

La fragrance
Du jaune fusant : essence de gingembre, de citron, de pamplemousse.
Du vert lumineux : essence de shiso, absolu de maté, accord thé vert.
Du rouge vibrant : essence de baies roses, accord orange amère.
Du sombre profond : essence de bois de gaiac, cèdre, essence de girofle et muscade.

Le flacon
Le flacon, dont la forme a été empruntée au patrimoine de Kenzo, a été ré-habillé par Kashiwa Sato, designer tokyoïte célèbre pour sa patte moderne et détonante. Il a été plusieurs fois récompensé, publié et exposé. Tokyo by Kenzo est sa première contribution au monde du parfum. Il a également conçu pour ce projet l’étui extérieur ainsi que la mise en page de l’annonce presse.

La campagne publicitaire
Le film publicitaire et les photographies ont été réalisés par Patrick Guedj, qui est également directeur de création des parfums Kenzo. Sa rencontre avec Tokyo s’apparente à un coup de foudre.
La campagne a été produite par la société japonaise AOI, le mannequin, Michel Novello, présenté par l’agence Marilyn, habite à Rio. Il a pleinement vécu, durant le tournage, la sensation d’être lâché dans la nuit de Tokyo alors qu’il était encore sous l’emprise d’un puissant décalage horaire…
La musique, Broadcast – the future Crayon (locust), bien qu’anglaise, a été découverte pendant le tournage.



Les Boyadjian
Photographes arméniens à la cour du Négus
du 19 juin au 02 septembre 2007, Hôtel de Sully

Cette exposition composée d'objets, de textes et de photographies, met en relief le destin singulier d'une famille arménienne, les Boyadjian, photographes officiels du Négus sur plusieurs générations et témoins privilégiés de la vie de la communauté arménienne en Éthiopie au XXe siècle.

Si elle fut utilisée en Afrique relativement tôt, la photographie est restée un outil essentiellement occidental jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Avant cette période, on trouve très peu de photographes africains. En revanche, de nombreux photographes étrangers travaillent en Éthiopie dès les années 1860, période où les soldats du Génie royal britannique importent ce médium dans la Corne de l'Afrique. Des Italiens comme l'architecte Giacomo Naretti, ou un certain Hénon qui serait l'auteur du plus ancien portrait de Ménélik, réalisé vers 1888, ont ainsi pratiqué la photographie en Éthiopie. Mais ce n'est qu'en 1905 que le premier photographe professionnel s'installe à Addis-Abeba.

D'origine arménienne, Bedros Boyadjian devient l'un des photographes de la cour de Ménélik. Ses fils, Haïgaz et Tony lui succèdent. Tony Boyadjian devient le photographe de cour de Ras Tafari, futur empereur Haïlé Selassié, à la fin des années 1920. C'est à lui que l'on doit de nombreux portraits officiels du souverain éthiopien.

Une partie de l'exposition est consacrée aux photographies officielles de la cour et aux reportages sur les déplacements du Négus réalisés par Tony. Le ras Tafari, couronné empereur sous le nom d'Hailé Sélassié Ier en 1930, s'est imposé en personnage quasi mythique : descendant de Ménélik — né selon la tradition des amours du roi Salomon et de la reine de Saba —, artisan, à la suite de Ménélik II, de la modernisation de l'Éthiopie, il est devenu à son corps défendant la figure tutélaire du mouvement rastafari.

Les portraits de l'Empereur et de son entourage obéissent aux codes traditionnels de représentation du pouvoir : la pose, le décor, les informations communiquées par l'image sont décidés par les usages et se réfèrent en grande partie à la culture européenne, la photographie étant une technique de représentation "importée". Le recours au photomontage vient renforcer l'image du pouvoir.
Sur le portrait réalisé par Haigaz Boyadjian en 1930 à l'occasion du couronnement de l'Empereur, la croix copte qui surmonte la couronne a ainsi été placée de face, de manière à affirmer le soutien d'Hailé Sélassié à la chrétienté. Si le pouvoir n'a pas utilisé ces images à des fins de propagande, certaines, reproduites sur des timbres, des médailles ou des cartes postales, ont néanmoins connu une large diffusion.

+ d'infos : http://www.jeudepaume.org


L'ancien médecin humanitaire et auteur de best-sellers Jean-Christophe Rufin est pressenti pour devenir le prochain ambassadeur de France à Dakar (Sénégal), en remplacement d'André Parant.

Proposé à ce poste par son ami Bernard Kouchner, actuel ministre des Affaires étrangères, il a confirmé vendredi 22 juin que sa nomination était "en cours", mais pas encore effective, précisant que "les procédures d'accréditation auprès des autorités concernées ne sont pas achevées".

Né le 28 juin 1952 à Bourges, Docteur en médecine et diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris, Jean-Christophe Rufin travaille tout au long des années '70 et '80 auprès de diverses ONG pour le compte desquelles il effectue de nombreuses missions humanitaires, notamment en Afrique et en Amérique latine.
En 1986 il devient conseiller du secrétaire d'État aux droits de l'homme Claude Malhuret, en 1991 vice-président de Médecins Sans Frontières (MSF) et en 1993 conseiller diplomatique du ministre de la Défense François Léotard. En 1995, il est nommé attaché culturel au Brésil et administrateur de la Croix Rouge Française. A partir de 1997 il dirige un pavillon de psychiatrie à l'hôpital Saint-Antoine puis part en 1999 au Kosovo avec l'association humanitaire Première Urgence dont il est administrateur. En 2003 il devient président d'Action Contre la Faim (ACF), fonction qu'il occupera jusqu'en septembre 2006. Entre-temps, il devient également membre du Conseil d'Analyse de la Société (CAS) et membre du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA).

Jean-Christophe Rufin est l'auteur d'une douzaine de romans et d'essais politiques, la plupart inspirés par ses expériences. Parmi ses ouvrages à succès, nous pouvons citer entre autres Le Piège humanitaire (1986), L'Abyssin (1997, Prix Goncourt du premier roman et Prix Méditerranée), Les Causes perdues (1999, Prix Interallié), Rouge Brésil(2001, Prix Goncourt), Globalia (2004), La Salamandre (2005), et le dernier en date Le Parfum d'Adam (2006) qui relate une sombre histoire d'éco-terrorisme.

Source :  http://www.republique-des-lettres.fr




Extrait de l'allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie d'installation :

"Je défendrai l'indépendance et l'identité de la France.
Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité.
Je m'efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.
Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l'union de la Méditerranée et pour le développement de l'Afrique.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde."

L'intégralité du discours sur le site de l'Elysée.




La déclaration de Nicolas Sarkozy :

Mes chers compatriotes,

En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.

J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.

Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.

Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.

Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.

J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.

J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France !


Un architecte français, Jean-Pierre Houdin, pense avoir percé le mystère de la construction de la pyramide égyptienne de Khéops : les constructeurs se seraient aidés d’une rampe intérieure, selon son hypothèse présentée grâce à une simulation en trois dimensions.

Avec l’aide de la technologie de Dassault Systèmes, Jean-Pierre Houdin a procédé à la reconstitution virtuelle du chantier. Le film, projeté vendredi à la Géode à Paris, peut être vu en ligne à l’adresse www.3ds.com/khufu .

Construite il y a 4 500 ans, la pyramide située à Guizeh, près du Caire, reste une énigme : comment les Égyptiens ont-ils bâti cet édifice haut de 146 mètres, posé sur une base carrée de 230 mètres de côté ? Jean-Pierre Houdin décèle plusieurs phases : la construction se serait faite d’abord par une rampe extérieure, puis il y aurait eu l’élévation de la chambre du roi. Ensuite une rampe intérieure tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre aurait permis de monter les blocs pour la partie haute.

Depuis huit ans, la famille Houdin se passionne pour le sujet. En 1999, le père Henri Houdin, ingénieur à la retraite, a l’idée de la rampe intérieure, raconte le magazine Sciences et avenir dans son numéro d’avril. Son fils Jean-Pierre décide de creuser cette piste. Il abandonne son cabinet d’architecte, écrit deux livres sur le sujet dont Khéops, les secrets de la construction de la grande pyramide aux éditions du Linteau, multiplie les conférences.
Sa rencontre en 2005 avec les équipes de Dassault Systèmes va lui permettre de faire élaborer une simulation en 3D de son hypothèse.

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