
Les participants jouent le jeu ;-)
Bon, ça y est, la partie va commencer !!!
Nous voilà arrivés sur le campus d’HEC, pour l’Université d’Eté du MEDEF. Un parfum de vacances règne encore, dans ce coin de verdure, où l’on forme les élites des entreprises de demain. Laurence Parisot a enfilé un top à rayures très sunshine, orange et jaune, alors que les participants reçoivent un polo vert, dans les tons Wimbledon.
Frédéric Chevalier nous accueille dès notre arrivée, et nous facilite l’accès. Une grande salle, habituellement un amphi, est mis à notre disposition, une sorte d’
Agora des bloggeurs, en wifi of course.
« Play the game », «
Jouer le jeu », le thème de ces trois jours, est, comme le rappelle Laurence Parisot dans la plénière d’ouverture, un avant-goût de la coupe du monde de Rugby.
Pour les chefs d’entreprise, jouer le jeu, c’est avant tout "jouer le jeu de l’économie, de l’échange, de toutes les formes d’échanges, d’idées. Un échange digne, pour inviter chacun à entrer dans la danse, sans aucune exclusion. D’emblée inclure. Jouer le jeu de l’homme de la planète. Un contrat implicite avec la nature, toutes les cultures, civilisations".
Les civilisations sont bien représentées par les invités de la plénière :
Konaré, Président de la Commission de l’Union Africaine &
Shashi Tharoor, diplomate & écrivain indien, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU.
Konaré a commencé son discours par un rappel de la situation de l’Afrique / et la nécessité de jouer le jeu avec ce continent, le seul qui n’avance pas aujourd’hui. Dans le cadre du jeu mondial, des promesses / développement n’ont pas été tenues. Parallèlement à l’aide publique, l’Afrique a également besoin des investissements privés.
Il faut aujourd’hui redéfinir les règles du jeu, et réfléchir à comment intégrer l’Afrique à ces décisions… ?
Les enjeux du futur : environnement, eau, mobilité humaine (interne et externe au continent).
Nécessité de décisions globales, concertées.
Le jeu doit être très ouvert, via un partenariat d’égal à égal. Soutenir l’économie populaire pour casser les mafias.
Enfin, n’oublions pas que l’Afrique est à 20 km de l’Europe (détroit de Gibraltar), soit plus près que le Stade de France du campus d’HEC…
Shashi Tharoor a quant à lui (dans un style spirituel & très fin) évoqué la place de l’Inde dans la mondialisation. Selon Friedman, avec la mondialisation, le monde serait plat. Mais Shashi ne partage pas cette approche, car les Etats survivent, et même ne sont pas considérés assez puissants par leurs habitants pour subvenir à leurs besoins.
Dans ce monde plat, la géographie et l’histoire demeurent. Le conflit humain est affaire de sentiment plutôt que d’économie. Le fait d’être dans une même chaîne logistique n’empêche pas, contrairement aux théories de Friedman, les conflits.
Cependant, Shasi est optimisme, il regarde l’avenir avec incertitude, mais où le Bien est possible.
Quant à l’avenir de l’Inde, Shashi Tharoor le trouve difficile à estimer, dans un pays où existent 300 façons de cuisiner la pomme de terre… ;-)))
60 ans après l’indépendance indienne, doit on redouter la Coca – colonisation…? Pour lui, c’est un faux débat, ce qui compte, c’est l’importance des choix nationaux, être dans le jeu mondial, et surtout ne pas mettre de barrières.
Enfin, l’Inde sera t elle le leader mondial du XXIème siècle ? La notion même de leadership pose problème, car le pays de Gandhi est conscient de la puissance de la Chine voisine.
Volonté du pouvoir de l’exemple / du « pouvoir doux ».
Le vainqueur n’est pas celui qui dispose de l’armée la plus forte, ou l’économie la plus dynamique (cf. défaite américaine au Vietnam, URSS en Afghanistan…). Des valeurs & des produits culturels (Bollywood) attirants doivent être mis en avant, à commencer par le voisinage ex. Afghanistan voisin important pour sécurité de l’Inde.
Bref, la partie commence bien, les bloggeurs sont tous devant leurs claviers, et l’expérience ne fait que commencer !
Pour vous faire patienter jusqu’à la prochaine note, l’Université d’Eté est lieu qui fait « gagner » : Sarkozy s’y est rendu à plusieurs reprises, Royal invitée n’est jamais venue… Je retiens la leçon…
Et pour les autres bloggeurs, ne ratez pas les
Waff très agréables pour travailler !