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Mélange de couleurs & d'étoiles à Camp David, sommet France, UE, USA
18 octobre 2008

Quand de bons ministres se mettent au web...

Un de mes ministres préférés, Michel Barnier a ouvert un blog, pro (Agriculture) & aussi "perso", l'Europe en plus dans lequel il nous livre ses réactions sur l'actualité & ses réflexions, celles d'un grand européen...
OMC, Balkans, diplomatie, JO, questions agricoles, etc, la palette des centres d'intérêt est large, et témoigne de la qualité humaniste et de conviction de cet homme, qui donne envie de s'engager en politique, pour servir et non "se" servir.


De son côté, Luc Chatel, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, en plus de ses points presse hebdomadaires en tant que porte-parole (diffusés sur le site de l'Elysée), a jugé bon de réaliser un travail de pédagogie à destination du grand public, via un site très collaboratif, http://www.porte-parole.gouv.fr sur lequel on peut lui poser des questions (video dailymotion), et il répond !!! Démarche qui a été relevée par le Figaro. Son conseiller com web par ailleurs good friend, Vincent Ducrey , a fait du bon boulot ;-)

En espérant que les autres membres du gouv suivront l'exemple !...

Soirée chez Luc Chatel, pour une présentation du futur site web du porte-parole du Gouvernement aux leaders d'opinion de la toile.

Selon Chatel, le porte-parolat doit être un lieu d'échange d'idées, et son titulaire doit éviter deux écueils :

- faire du "Alain Peyrefitte", la voix de son maître.
- éviter de dire des "conneries" dès le 1er jour, selon la formule de Sarkozy...

L'ambition de l'ancien membre du bureau politique de Démocratie Libérale est d'expliquer aux français la politique du gouvernement, par un travail de pédagogie.
Le nombre de réformes engagées simultanément nécessite de mettre en perspective ces décisions, de montrer leur impact dans la vie quotidienne des citoyens, mais aussi dans la durée.

Internet étant un formidable outil de proximité, c'est un instrument de com politique très adapté aux attentes des français, d'où l'ouverture prochaine du site www.porte-parole.gouv.fr qui sera à la fois bottom-up et top-down, avec mise en ligne d'argumentaires et d'explication des (projets de) lois, et suivra également un forum interactif.

A ma question de savoir la différence de rôle entre porte-parole et patron du Service d'information du Gouvernement (Thierry Saussez, communicant politique hors pair récemment nommé...), Chatel m'a répondu que :
- le porte-parole adresse un message politique, aux médias (conf presse, etc), et s'occupe des relations extérieures, comme un marketeur ;
- alors que Thierry Saussez, lui, intervient dans les campagnes de com du gouvernement, comme publicitaire (cf la campagne lancée hier sur le pouvoir d'achat).

Excellente soirée, bien que trop courte, auprès d'un homme politique au parcours professionnel à la fois dans le privé (L'Oréal...) et dans le public, basé à Paris mais élu à Chaumont. Une alchimie qui lui permet sans doute de mieux percevoir le "pays réel".

Merci à Vincent Ducrey pour son invitation & cette soirée pleine d'innovations !



Le logo de la présidence française illustre la force du lien qui unit la France et l’Union européenne.
Il est le symbole de l’engagement de la présidence au service de l’intérêt général européen. Simple et clair, il s’adresse à tous les Européens. Il est à la fois politique et populaire.

Par ailleurs, l’identité visuelle qui accompagne ce logo réunit, en les mêlant dans un mouvement dynamique, les langues de l’Union européenne et les couleurs des drapeaux de ses États membres.

Autre sortie des cartons, le site web de la PFUE : www.ue2008.fr

Bernard Kouchner présente le logo et les enjeux majeurs de la PFUE, voir la video .

Bleu, très bleu ;-)

Manuel Valls se rêve en réinventeur de la gauche

Un très bon article de Libération, à l’occasion de la parution d’un livre d’entretiens (Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche) avec l’incarnation de l’aile droite du PS.

Dès la première phrase de son livre, il prévient : «La gauche, on l’aime.» Et, quelques lignes plus loin, insiste lourdement : «Quand on y entre, il est presque impossible d’en sortir […] La gauche et moi, c’est à la vie à la mort.» Sans doute Manuel Valls avait-il besoin de poser d’emblée ce postulat avant de poursuivre sa démonstration. Car le député-maire d’Evry nourrit une ambition, assumée sans complexe et résumée dans le titre même de son livre d’entretiens avec le journaliste Claude Askolovitch : «Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche.»

Refondation. Manuel Valls incarne aujourd’hui, à lui seul ou presque, l’aile droite du PS. Au point de s’être attiré les foudres de nombre de ses camarades, en particulier à l’automne, au plus fort de l’activisme réformateur sarkozyste. Car s’il a décliné la proposition présidentielle d’endosser le costume d’un ministre d’ouverture, il s’était, dans la foulée, montré plutôt favorable à certaines politiques. Et persévère. Sur la réforme des retraites : «Il fallait évidemment en finir avec l’exception des régimes spéciauxSur l’«incontournable» hausse des droits d’inscription universitaire. Sur la sécurité : «Oui, je suis sécuritaire, pour la sécurité de tous

Manuel Valls, qui s’en prend au «verbiage gauchiste de mai 1968» et se positionne contre une certaine «gauche compassionnelle», l’assure : il n’a rien d’un sarkozyste de gauche. Mais c’est bien du travail idéologique effectué par le patron de l’UMP qu’il s’inspire : «Sarkozy est le réinventeur de la droite. Et ce qui manque, en face, c’est une refondation de la gauche.» Radicale refondation, donc, rendue nécessaire par le fait que «le terrain de jeu a changé», et qui exigerait de «reprendre tout à la base. Réécrire notre déclaration de principes, bouleverser notre organisation, nous ouvrir». Sans oublier de «changer le nom de notre parti», et d’oublier jusqu’au mot même de socialisme, «devenu un mot prison, un mot qui empêche d’avancer». La preuve par la référence : Manuel Valls, qui cite volontiers Clémenceau, juge que, «plus que Chavez, plus que Castro, plus que les gauchistes ripolinés ou les nostalgiques des grands monopoles d’Etat», et même «plus fondamental que Blum et Jaurès», c’est Al Gore qui constitue un modèle pour la gauche (ah bon, je le verrai plutôt en blairiste...).

«One shot». Traitement de choc également préconisé au chapitre du parti : «Il faut en finir avec des dirigeants politiques épuisés, perclus de rivalités et de vengeances», estime Valls qui «ne croit pas au destin» de Strauss Kahn ou de Fabius. Et «s’interroge» sur Royal - «c’était un one shot. C’est raté» - comme sur Delanoë, «qui nous ramène en arrière, à sa façon». Conclusion : «Ni Royal, ni Delanoë, ni Hollande, ni Strauss-Kahn, ni Fabius, ni Aubry ne devraient être candidats à la présidentielle.»Alors qui ? Songerait-il à lui-même ? «Oui, moi, si cela devient possible.» Il est vrai que dans la France de Sarkozy, tout devient possible…

Suite des aventures dans Economie Matin, attention, titre choc :

"Le PS doit devenir le parti des entrepreneurs" (Valls)

Pour tenter de faire bouger le Parti Socialiste sur le front de l’économie, le « tribun » Manuel Valls a décidé de frapper fort. Un livre provocateur, des formules chocs, l’affirmation d’une ambition personnelle –la présidence de la République, rien de moins–, la figure montante de la gauche ne se refuse rien.

Dans votre livre, Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche, vous appelez à une révolution des relations entre la gauche et l’entreprise. Provoc ou réalisme ?

Une gauche moderne doit regarder lucidement la globalisation des marchés, des services, de la communication qui touche, à la fois, les hommes et les entreprises. Ça ne veut pas dire qu’on ne doive pas défendre ceux qui sont agressés par cette globalisation. Au fond, si l’on veut la justice sociale, l’égalité réelle des chances pour tous, des services publics efficaces, il faut produire de la richesse pour mieux la redistribuer. Et qui crée la richesse ? Ce sont les entreprises !

Vous aimez les patrons, contrairement à certains leaders de gauche ?

Il y a une minorité de patrons voyous et d’exploiteurs de la misère mais la plupart des chefs d’entreprise sont remarquables. Ils se battent, sont proches de leurs salariés, font du bien à leur ville et au pays. Le PS doit donc être le parti des salariés mais aussi celui des entrepreneurs. Nous devons aussi nous adresser aux artisans, aux petits commerçants qui travaillent dur, créent des emplois et participent à l’équilibre de notre société.

C’est votre expérience d’élu local qui vous donne ce regard pragmatique sur le monde de l’entreprise ?

J’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas d’alternative à l’économie de marché mais qu’on pouvait et devait l’améliorer en l’organisant, en la régulant. Effectivement, qu’Évry accueille deux grands pôles de compétitivité au plan mondial comme Medicen et System@tic Paris Région, que je travaille au quotidien avec les entreprises de mon territoire, conforte mon analyse.

Jusqu’où êtes-vous favorable aux privatisations ?

Il faut sanctuariser l’école, la culture, la santé, bien sûr, mais aussi la défense et d’une manière générale ce qui touche à l’indépendance de notre pays. Mais la concurrence et la rentabilité ne sont pas des gros mots. Tous les élus socialistes, et même les communistes pratiquent dans leur commune la délégation de service public à grande échelle. Tout dépend, en fait, de la manière dont on fait les choses. Prenons l’exemple de La Poste. On a sacrifié la mission de service public et les salariés au profit de la concurrence et des placements financiers. Voilà, typiquement, ce qu’il ne faut pas faire.

Il faudrait mieux contrôler les rémunérations des grands patrons ?

Oui, c’est indispensable. Aux États-Unis, on y parvient mieux qu’en France. Il faut mettre de l’éthique et des règles dans un capitalisme financier qui est devenu fou.

Dialogue avec YVES DERAI
* Entretiens avec Claude Askolovitch, Robert Laffont.

SOURCE economiematin.com

Encore un peu, et la gauche aura trouvé son Madelin...


Après 'Chine-USA, la guerre programmée' - dans lequel Jean-François Susbielle racontait la montée en puissance de la Chine et son affrontement inéluctable avec l'Amérique - l'auteur propose aujourd' hui un nouvel essai de géopolitique mettant cette fois-ci en présence tous les acteurs du monde économique.

Au nombre de sept, ces empires -'Les Royaumes combattants'- font irruption sur la scène internationale et se disputent une planète de plus en plus petite pour leurs ambitions.

La Russie : du chaos post-communiste à l'ordre de Poutine, du refoulement à la reconquête, la Russie super-puissance militaire entend jouer un rôle prépondérant sur le flanc Est-européen.

Les USA : au coeur de la mondialisation.

La Chine étend sa suprématie économique : alliance avec le Brésil, conquêtes en Afrique... elle continue de tisser sa toile au-delà des océans.

Le Japon : rival de premier plan de la Chine, il tente d'entamer la suprématie de l'Empire du milieu en Asie, notamment dans les domaines de l'informatique, de l'électronique et des nouvelles technologies.

L'Inde : puissance nucléaire, l'Inde est l'autre géant - une grande puissance économique grâce à ses ressources naturelles, et le 1er exportateur mondial de services dans le domaine de l'informatique. Ses forces militaire, économique et démographique (plus d'un milliard d'habitants) font de ce pays un des acteurs majeurs dans les affaires mondiales.

Enfin le Brésil et l'Europe de l'ouest.


Interview de l'expert en géopolitique Jean-François Susbielle
video : figaro.fr

A Saint-Avé, une liste présentée par M. Hervé PELLOIS  (PS) a obtenu un score original aux municipales…

3292 voix

Inscrits
7460

Exprimés
3292

Elu

100%

Sources : Ministère de l'intérieur 

La clé de compréhension : il n’y avait qu’une seule liste… 


L’Aigle à deux têtes, ou Aigle bicéphale, nom féminin selon la tradition héraldique, est un symbole héraldique et vexillologique répandu.

Plusieurs nations slaves utilisent ce symbole aujourd'hui, l'ayant adopté de l'Empire byzantin (dynastie des Paléologue).
Dans l'héraldique byzantine, les têtes représentent la domination des empereurs romains sur l'est et l'ouest.
Les tsars russes ont adopté le symbole à la fois pour se positionner comme successeurs de l'État byzantin et pour symboliser de la même manière leur domination sur l'Ouest (l'Europe) et l'Est (l'Asie).

Présente sur les armes de plusieurs villes occidentales, elle véhicule une riche symbolique qui varie avec les cultures. Auparavant, elle n'avait qu'une tête et apparaissait entre autres dans l'évangile selon Jean, dans la culture celte, romaine ou encore chez les Thraces.

Ca ne vous rappelle rien ?

Crédit photo Reuters

A l’occasion de la nocturne du Salon de l'Agriculture, Michel BARNIER, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, débattra face aux blogueurs et aux internautes lors d'un WebCafé sur le stand du Ministère.

Le Webcafé sera animé par Thierry Solère.

Les thèmes du WebCafé
Pêche : objectif de la PCP, plan pour une pêche durable
Viticulture : AOC, compétitivité
Agriculture durable : grenelle de l’environnement, réchauffement climatique, diminution des pesticides, agriculture bio, …
Alimentation, nutrition, santé 
Recherche : « agriculture en 2025 », enseignement agricole, entreprenariat agricole, OGM… 

Focus - « Green power »
Actif stratégique : chaque année l’agroalimentaire français vend l’équivalent de 500 Airbus à l’étranger (en 2007, 9 milliards d’excédents commerciaux)
Présidence française de l’UE : PAC, « diplomatie agricole »
L’agriculteur est « connecté » : le numérique et le monde rural et agricole.

Pour aller plus loin :  et poser vos questions au Ministre.


BFM TV et BFM Radio se sont associés avec le site français de partage de vidéos sur internet Dailymotion pour proposer une nouvelle émission politique, le dimanche à 18H00.

L'invité politique sera interrogé par trois journalistes, Hedwige Chevrillon, Ruth Elkrief et Olivier Mazerolle, qui se succèderont au cours de l'émission, a indiqué mercredi Guillaume Dubois, directeur des rédactions de BFM TV et BFM Radio. L'invité répondra également à des questions déposées par des internautes sur Dailymotion et sélectionnées par les journalistes.

Les questions des internautes, qui sont donc des clips vidéos, seront toutes visibles sur Dailymotion. Les questions sélectionnées passeront à l'antenne.

L'émission, baptisée "La tribune BFM, avec Dailymotion", sera diffusée en direct sur BFM TV et BFM Radios. Elle bénéficiera également d'"un échos important" dans La Tribune, lorsque le rachat du quotidien par Alain Weill sera effectif, a ajouté Guillaume Dubois.

Les meilleurs moments seront découpés et mis sur Dailymotion. Après avoir signé en 2007 plusieurs accords sur la protection des droits avec plusieurs chaînes de télévision, Dailymotion "veut lancer en 2008 plus d'événements" et "éditer (ses) propres contenus", a indiqué Martin Rogard, du site de partages de vidéos. Les contenus apportés par les internautes restent au coeur de notre activité, a-t-il précisé.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), sera le premier invité dimanche 20 janvier, suivi du ministre du Travail Xavier Bertrand le 27 et Bill Gates le 3 février.


Tony Blair est un diplomate chevronné. Invité vedette du conseil national de l’UMP, samedi, à Paris, l’ancien Premier ministre britannique a réussi le tour de force de se faire ovationner par la droite tout en se réclamant ouvertement du centre gauche.

Déclenchant l’hilarité de la salle, il a d’abord complimenté: «C’est certain, votre Président est très énergétique (sic)… dans tous les domaines.» Mais il a précisé: «Je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats-Unis, je serais démocrate. Au Royaume-Uni, je suis travailliste. En France, je serais probablement… au gouvernement ! Non, je plaisante ! Je reste avec ma famille politique. Je serais au Parti socialiste, mais aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer.»

Plus affable que jamais, Nicolas Sarkozy a aussitôt récupéré l’affaire: «Ah! Bien sûr, il est socialiste… Mais un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement !»

Pour la première fois, les ministres de Nicolas Sarkozy vont recevoir leur bulletin de note trimestriel. Ces prochaines semaines, François Fillon recevra individuellement chaque membre de son équipe pour le leur remettre et le commenter.

Les critères d'évaluation, propres à chacun des quinze ministres ainsi qu'au haut-commissaire aux solidarités, sont au nombre de trente. Sur la "feuille d'évaluation" de Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, on trouve le nombre d'heures supplémentaires réalisées par les enseignants et l'ancienneté des enseignants en ZEP. Sa collègue à l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, sera jugée sur le nombre d'universités ayant opté pour la nouvelle gouvernance ou le taux d'abandon en première année de licence. Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, sera jugé à l'aune du nombre d'étrangers en situation irrégulière expulsés et du nombre d'étrangers admis au titre de l'immigration de travail.

Nicolas Sarkozy l'avait promis, le 29 mai, après la composition du premier gouvernement Fillon : les ministres se verront assigner "des objectifs qui permettront d'évaluer leurs résultats". Envoyées durant l'été à chacun des ministres par MM. Fillon et Sarkozy, les lettres de mission détaillaient avec précision la feuille de route de chacun. "L'Elysée nous a demandé d'élaborer, à partir des objectifs définis par ces lettres, un outil de suivi précis pour que les engagements du président soient tenus et pour passer d'une politique d'annonces à une politique de résultats", confie un des architectes politique de ce nouvel outil.

Matignon a confié une mission au cabinet en stratégie Mars & Co pour l'aider dans cet exercice inédit pour un gouvernement. "Tous les objectifs politiques de Sarkozy sont chiffrables", a conclu le cabinet. "C'était très nouveau pour les cabinets ministériels, poursuit ce conseiller ministériel. Surtout que ces indicateurs ne sont pas budgétaires ou administratifs. Ce sont avant tout des critères politiques qui visent au respect des lettres de mission, des engagements et des discours de campagne de Nicolas Sarkozy." Pour mémoire, à l'été 2006, l'UMP avait confié aux consultants du Boston Consulting Group le soin de corédiger son programme législatif.

Ainsi, le slogan du "travailler plus pour gagner plus" s'incarne-t-il derrière l'évaluation de plusieurs ministres : les heures supplémentaires des enseignants pour M. Darcos, et le "compteur à heures sup" que Christine Lagarde, la ministre de l'économie, a été invitée à mettre en place avant juin 2008. La ministre sera aussi jugée sur un nouvel indice des prix dans la grande distribution, pour l'inciter à réformer la loi Galland.

D'une manière générale, les ministres sont invités à faire "du chiffre" : à la culture, Christine Albanel sera jugée sur "l'évolution de la fréquentation des musées lorsqu'ils sont gratuits", "la part de marché des films français en France", ou "l'évolution du piratage des fichiers audio et vidéo". Aux affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui prépare la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre, doit inciter ses collègues à se rendre à Bruxelles : c'est lui qui sera rendu responsable "du nombre de ministres français présents à chacun des conseils de ministres de Bruxelles et Luxembourg".

Le 8 novembre, le premier ministre a rappelé les règles du jeu dans une communication en conseil des ministres. Nicolas Sarkozy avait été un précurseur : à l'intérieur, il avait mis en place une batterie d'indicateurs (taux d'élucidation des délits, atteintes aux biens, violence aux personnes).
Matignon se défend de vouloir en faire "une machine à sanction, mais un moyen de mieux coordonner le travail intergouvernemental et d'installer une culture du résultat". L'exercice d'évaluation sera intégré à la revue générale des politiques publiques, qui vise à réformer tous les domaines d'intervention de l'Etat et dont la première salve a été lancée par Nicolas Sarkozy le 12 décembre.

Le président de la République a indiqué, le 8 novembre, qu'il sélectionnerait une vingtaine d'indicateurs, parmi les 450 de ses ministres, pour en faire "de grands indicateurs destinés à rendre compte auprès des Français de l'action engagée pour moderniser en profondeur notre pays". Une citation au tableau d'honneur que chacun des ministres aura à cœur de décrocher.
source : lemonde.fr



Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se retrouvent, jeudi 13 décembre, à Lisbonne pour signer le nouveau traité qui remplace la Constitution et devra, une fois ratifié, faciliter les décisions dans une UE à 27. Le signature du document se déroulera à partir de 12 locales (13 heures à Paris) dans le cloître du monastère des Jeronimos, en présence des représentats des Vingt-Sept, du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering.

Le ''traité de Lisbonne'' a été approuvé par les Vingt-Sept lors d'un sommet informel les 18 et 19 octobre dans la capitale portugaise. Cette version simplifiée de la Constitution en a gardé les réformes institutionnelles destinées à améliorer le fonctionnement d'une UE désormais élargie à vingt-sept pays. Le texte doit être ratifié d'ici à juin 2009, avant la tenue des prochaines élections européennes.

Il devrait faciliter la prise de décision avec l'extension du vote à la majorité qualifiée – l'unanimité restant toutefois la règle pour certains domaines, comme la politique étrangère et la défense, la sécurité sociale et la fiscalité – ainsi que l'instauration à terme d'un nouveau système de vote à double majorité (55 % des Etats membres et 65 % de la population). Le texte renforce les prérogatives du haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, poste actuellement occupé par l'Espagnol Javier Solana, qui deviendra vice-président de la Commission européenne à partir du 1er janvier 2009.

La France entend donner l'exemple en étant l'un des premiers pays à ratifier le nouveau texte, dès février. La plupart des pays – sauf l'Irlande, tenue d'organiser un référendum – ont annoncé leur intention de ratifier le traité par voie parlementaire de peur qu'un "non" à un référendum ne torpille ce traité, qui remplace la Constitution européenne rejetée en 2005 lors de référendums français et néerlandais.

source : lemonde.fr



Peter Garrett, né le 14 mai 1953 à Sydney, Australie, est un homme politique australien. Il connut d'abord la célébrité en tant que leader du groupe de rock Midnight Oil.

Homme à la personnalité et au physique hors du commun (il fut surnommé le Géant Vert en raison de sa grande taille et de ses engagements en faveur de la défense de l’environnement) derrière qui s'effacent tous les autres membres du groupe, Peter Garrett devient en 1976 la voix du groupe écologiste australien Midnight Oil, en répondant à une annonce. Peter Garret recruté, le groupe connaîtra alors un succès important en Australie, puis, à partir du milieu des années 1980, dans le reste du monde, avec des albums engagés et militants, faisant notamment référence à la défense des minorités et à l'écologie.

Confronté jeune aux difficultés de la vie, à la suite de la mort dans un incendie de ses parents, Peter élève seul ses frères et sœurs.

Parallèlement à sa carrière musicale, il poursuit ses études de droit et sciences politiques à l'université de Canberra et obtient son diplôme en 1977.

Activiste écologiste, il se fait remarquer à partir des années 1970 en défendant des causes variées comme par exemple le mouvement contre les mines d'uranium ou le mouvement de soutien au Tibet.

En 1984, Garrett participe à la fondation du Parti pour le désarmement nucléaire (Nuclear Disarmament Party) et se présente aux élections sénatoriales de la même année en Nouvelle Galles du Sud où il n’obtient que 9% des voix alors que 12,5% étaient nécessaires.

En 1987, il devient leader de la puissante fondation écologiste Australian Conservation Foundation.

À partir de 1993, alors que la carrière de Midnight Oil commence à s'essouffler, Garrett accentue ses engagements politiques. Il devient membre du conseil international de Greenpeace (1993-95) et s’insurge contre la décision du président français Jacques Chirac de relancer les essais nucléaires dans le Pacifique.

Garrett quitte Midnight Oil en décembre 2002 pour se concentrer complètement sur la politique. En 2004, il rejoint le Parti travailliste australien et en octobre de la même année, il est facilement élu député à la Chambre des représentants du parlement fédéral australien dans la circonscription de Kingsford Smith, dans la banlieue de Sydney.

En entrant dans la vie politique officielle, Garrett s’est éloigné de ses engagements les plus radicaux au point de soutenir l’alliance avec les Etats-Unis, y compris la présence des militaires américains dans la base de Pine Gap.

Suite au tsunami du 26 décembre 2004, Midnight Oil s’est reformé pour le concert de soutien "Wave Aid" en janvier 2005 à Sydney.

En juin 2005, Garrett est devenu membre du cabinet fantôme travailliste, chargé de la réconciliation et de la culture (Shadow Parliamentary Secretary for Reconciliation and the Arts).

A la suite des élections présidentielles remportées par Kevin Rudd, Peter Garrett est nommé, le 29 novembre 2007, Ministre de l'Environnement.



"Pour nombre de socialistes, le mètre étalon, c'est encore le marxisme et l'étatisme alors que pour moi, le libéralisme fait partie des fondements du socialisme". Jean-Marie Bockel

Fédérer les sarkozystes de gauche en vue des municipales: «La Gauche moderne», le parti que Jean-Marie Bockel doit lancer demain, veut faire de l’ouverture sa marque de fabrique et présenter aux élections municipales de mars plus d’une centaine de candidats sur des listes de rassemblement.

Qui sera candidat pour La Gauche moderne? Le futur parti, qui revendique déjà 680 adhérents, promet d’être présent sur les listes d’une quinzaine de grandes villes. Pour l’heure, on en est encore souvent aux ronds de jambes et tractations par téléphone. A Paris, où vient de se créer une fédération, La Gauche moderne compte décrocher des postes de conseillers municipaux: «On aura peut-être une, voire deux têtes de liste», prévoit Jean-François Pascal, conseiller politique du secrétaire d’Etat. Le député européen Jean-Marie Cavada, qui doit mener une liste UMP dans le XIIe arrondissement, pourrait les rejoindre.

Parmi les socialistes intéressés, le strauss-kahnien David Melloni, qui fera équipe à Toul avec Nadine Morano, députée UMP de Meurthe-et-Moselle: «J’attends de connaître les bases du parti, encore en construction, mais il y a des chances qu’on fasse un bout de chemin ensemble.» Et Yves Urieta, maire PS de Pau, à la tête d’une liste panachée gauche-centre-droite, qui se rendra au lancement «comme observateur». D’autres candidats sont pressentis à Lyon, Marseille, Toulouse ou Nice.

La Gauche moderne et l’UMP feront-elles stratégie commune aux municipales? Si les proches de Bockel se défendent d’être en service commandé, Nicolas Sarkozy, pas mécontent de voir sa recrue promouvoir sa stratégie d’ouverture, a chaudement encouragé l’initiative. «Une démarche libre et indépendante», assure Bockel, qui «assume pleinement les alliances avec l’UMP». En mal de famille politique, l’ancien blairiste du PS avait besoin «de créer son espace et de peser électoralement» pour se faire entendre au sein de la majorité, note son conseiller, évoquant des discussions «informelles» avec Sarkozy mais «pas de réunion ad hoc».

Mulhouse: un cas d’école de l’ouverture? Le maire sortant y conduira une liste rassemblant socialistes, centristes et UMP. Là Bockel joue les modestes, refusant de faire de Mulhouse un «emblème» de l’ouverture. «Je compte juste m’appliquer à moi-même les principes que je prône.» A l’UMP, la perspective de municipales main dans la main avec l’ancien adversaire avait agacé cet été. Selon «le deal passé en août», Jean Rottner, suppléant de la députée UMP du Haut-Rhin, s’est vu promettre le poste de premier adjoint.

Selon lui, «les difficultés sont en train d’être surpassées. Les militants se sont fait une raison, ils sont réalistes.» Et partent manifestement à la bataille sans enthousiasme. Arlette Grosskost, qui a fini par soutenir du bout des lèvres la liste Bockel, sans y figurer, peste toujours contre La Gauche moderne. «Que l’UMP s’ouvre à un candidat, ça peut marcher. Mais là, c’est La Gauche moderne qui daigne prendre des UMP.»
source : Libé.fr
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