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Nicolas Sarkozy tenait absolument à revoir sa « famille » avant les vacances, et c'était réciproque, puisque plus de 2000 cadres de l'UMP ont répondu à son invitation, hier soir, au Carrousel du Louvre.
 
Le vainqueur du 6 mai les a félicités pour le travail accompli pendant les campagnes présidentielle et législatives, en leur assurant que le « lien très fort » qui les unit, lui à l'Élysée, eux sur le terrain, resterait indéfectible. Mais la politique a ses raisons que le coeur ne comprend pas toujours. Voilà pourquoi le fils prodigue de l'UMP a voulu faire oeuvre de pédagogie en vantant aux siens les mérites d'une « ouverture » qui les laisse au mieux dubitatifs. « La France ne veut pas de ou : identité, ou l'ouverture, ou la modernité, ou la tradition. Giscard a fait le choix de la modernité, mais il a oublié la tradition, c'est la raison de son échec, leur a-t-il lancé. La France veut un gouvernement de droite et ouvert ». À ceux qui contestent la présence de ministres de gauche, il a asséné : « Je prends les meilleurs et les plus populaires au PS. » Résultat, selon lui : « Le PS s'effrite et ils sont là, dans les fonds de cale, à colmater les brèches, pendant que moi, là-haut, avec François, nous hissons la grand-voile. Je fais voter le bouclier fiscal à 50 %, l'abaissement des droits de succession, le service minimum... Tout ce dont vous avez toujours rêvé ! » « François », c'était bien sûr Fillon, au premier rang de l'auditoire.

L'énumération des propositions phares de l'ex-candidat de l'UMP a soulevé l'enthousiasme. Content d'avoir obtenu le résultat escompté, le chef des bataillons de droite leur a administré un conseil en forme d'avertissement : « Le problème, ce n'est pas d'avoir des élus qui sont installés et qui ne bougent plus. C'est de toujours se battre et de ne pas laisser les adversaires gagner du terrain. »
La leçon valait évidemment pour les municipales, qui doivent marquer une étape supplémentaire de l'« ouverture ». « Vous me remercierez après ! » a conclu Nicolas Sarkozy, pas dupe des arrière-pensées de l'auditoire, malgré ses applaudissements nourris.

En s'adressant au « coeur » de sa majorité, Nicolas Sarkozy n'a pas levé toutes les interrogations ni apaisé toutes les rancoeurs. Des libéraux, mais aussi des centristes ralliés dès 2002 à Jacques Chirac, peinent à reconnaître le candidat qu'ils ont soutenu. Bien des élus « de base » sont interpellés dans leur circonscription par des électeurs de droite troublés. Par exemple, ce député bourguignon, ex-RPR, toujours ulcéré par la nomination au gouvernement d'Eric Besson. « Pourtant, se lamente-t-il, j'avais prévenu Sarkozy avant son élection, quand il s'était mis en tête de faire parler Besson à la tribune de son meeting de à Dijon. Je lui avais dit :»Ne me refais jamais ça !»

Contrairement à ce que semble croire cet élu, le président, comme il l'a dit à plusieurs reprises, a montré hier qu'il était parfaitement conscient des dommages collatéraux de l'« ouverture ». Et en promettant aux cadres de l'UMP qu'il les rencontrerait régulièrement, il a voulu leur signifier qu'il ne laisserait pas les rancoeurs et les frustrations s'accumuler dans son propre camp.

source : le figaro.fr



Le président de la République dans son discours d’Epinal s’est inscrit dans le droit fil de l’histoire institutionnelle de notre pays. En réaffirmant son attachement à la Constitution de la cinquième République et sa volonté de tirer toutes les conséquences du quinquennat, le chef de l’Etat a ouvert de façon très large un débat institutionnel que la France n’avait pas connu depuis cinquante ans.

Nicolas Sarkozy a prouvé par là même sa volonté de n’éluder aucune question et de redonner à nos institutions le souffle qu’attendent les Français. En réaffirmant son engagement pour une République irréprochable et une démocratie apaisée, et en rappelant la nécessité de rassembler la nation, le président de la République a donné à ce débat la hauteur qu’il mérite.

Les « sages » pressentis pour entrer au "Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République" selon Le Monde :  
l'ancien premier ministre Edouard Balladur en serait le président, l'ancien ministre Jack Lang et l'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, les vice-présidents.

Au total, quatre personnalités de gauche devraient y siéger. Outre Jack Lang, il s'agirait de Guy Carcassonne, professeur de droit public et ancien conseiller de Michel Rocard, d’Olivier Duhamel, professeur de droit constitutionnel et ex eurodéputé socialiste et d'Olivier Schrameck, conseiller d'Etat, qui fut directeur de cabinet de Lionel Jospin.

Deux centristes figurent également dans la liste: Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, et Jean-Claude Casanova, économiste, ex-conseiller de Raymond Barre ainsi que quatre professeurs de droit Denys de Béchillon, Dominique Chagnollaud, Anne Levade et Bertrand Mathieu. Enfin, le philosophe Luc Ferry, ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, est également mentionné.

En parallèle, Nicolas Sarkozy a entamé des entretiens avec les partis politiques "pour recueillir leurs observations et leurs suggestions". Dans la matinée, il a ainsi reçu Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin (UMP), Hervé Morin et François Sauvadet (Nouveau Centre) ainsi que François Hollande (PS), et doit poursuivre ces consultations dans les prochains jours avec les autres leaders politiques.

Le chef de l’Etat a d’ores et déjà proposé plusieurs pistes de réflexion pour ce Comité : accroissement des responsabilités du président, renforcement des pouvoirs du Parlement, statut de l'opposition, encadrement des nominations pour les postes à haute responsabilité.

De son côté, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian a évoqué la possibilité d'"obliger les parlementaires à avoir un minimum de présence pour recevoir leur rémunération mensuelle", afin de mettre fin à l'absentéisme sur les bancs de l'Assemblée. 

source : UMP, Le Figaro, Le Monde

Nicolas Sarkozy a reçu hier soir le staff de campagne à l'Elysée, afin de remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à sa victoire.


Après le speech, j'ai eu le droit à un média training, par les pros de la com...

Résultat : "je m'voyais déjà"...


no comment !...


Le ministre de la défense Hervé Morin et plusieurs parlementaires UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont annoncé mardi 29 mai la création du Nouveau Centre, parti de centre-droit, allié à la majorité présidentielle. "L'attitude de François Bayrou entre les deux tours, en décidant de se rallier à Ségolène Royal et en conduisant à un renversement des alliances, a rompu avec les valeurs du centre. Nous entendons les incarner", affirment les fondateurs du Nouveau Centre dans un texte signé par dix-huit députés et distribué à la presse.

Ce parti, dont le congrès constitutif se tiendra à l'automne, veut se situer dans "une démarche constructive", a déclaré M. Morin, lors d'une conférence de presse dans les locaux de l'Assemblée nationale."Quand la maison brûle, on ne regarde pas les pompiers agir, on essaie de prendre en charge une partie du fardeau", a ajouté l'ancien président du groupe UDF à l'Assemblée. Une manière de critiquer le Mouvement démocrate lancé le 10 mai par François Bayrou, président de l'UDF, qui avait obtenu 18,6 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle et refusé de soutenir le candidat UMP.
Vingt-deux des vingt-neuf députés UDF ont depuis rejoint le camp du président de la République, de même que plusieurs sénateurs. M. Morin a estimé que le Nouveau Centre, qui présente plus de quatre-vingts candidats aux législatives, devrait avoir, si l'on en croit les sondages, "autour de vingt-cinq" élus, pour la plupart issus de l'ancien groupe UDF.

Après les élections, le Nouveau Centre constituera un groupe à l'Assemblée nationale. Il tiendra à la rentrée des journées parlementaires, avec un futur groupe sénatorial, a-t-il prévu. Il sera doté d'une "organisation collective" jusqu'au congrès constitutif de l'automne, qui décidera notamment de son organigramme.
Dans un entretien au quotidien 20 Minutes de mardi, M. Morin estime qu'au "soir du premier tour des législatives, le MoDem va passer des accords avec le PS, car c'est son seul moyen pour obtenir des députés", et que"le MoDem deviendra progressivement une force d'opposition en concurrence du PS, qui n'a toujours pas fait sa mue". Il y défend la création du nouveau parti, car "s'il s'agissait de prendre sa carte à l'UMP, nous ne serions pas dans une majorité de rassemblement la plus large possible".

source : lemonde.fr


La photo officielle du président Nicolas Sarkozy, destinée à prendre place dans les mairies, écoles et autres établissements publics français, montre le nouveau chef de l'Etat debout, costume gris anthracite et chemise bleue à rayures, légion d'honneur à la boutonnière, le visage légèrement tourné, sur fond de bibliothèque élyséenne, au côté des drapeaux français et, pour la première fois, européen.

Comme ses prédécesseurs Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand, Nicolas Sarkozy a choisi le décor classique de rangées de livres aux reliures anciennes de la bibliothèque de l'Elysée.

Valéry Giscard d'Estaing avait été photographié sur fond de drapeau français, et Jacques Chirac en décor extérieur, avec le palais de l'Elysée en arrière-plan.

Le portrait du président Sarkozy est l'oeuvre d'un photographe de l'agence Sipa, Philippe Warrin, 44 ans, déjà auteur de l'affiche du candidat UMP pour le premier tour de la présidentielle portant le slogan "Ensemble, tout devient possible".

Cette image officielle est mise en place dans les mairies des quelque 36.000 communes françaises, dans les écoles, les ambassades de France à l'étranger, les ministères...


Communiqué de la Présidence de la République concernant la composition du gouvernement de M. François FILLON, Premier ministre.

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le vendredi 18 mai 2007.

COMMUNIQUE

Conformément à l'article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :
  • M. Alain JUPPÉ, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables ;
  • M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ;
  • Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ;
  • M. Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes ;
  • M. Brice HORTEFEUX, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement ;
  • Mme Rachida DATI, garde des sceaux, ministre de la justice ;
  • M. Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité ;
  • M. Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale ;
  • Mme Valérie PÉCRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
  • M. Hervé MORIN, ministre de la défense ;
  • Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports ;
  • Mme Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville ;
  • Mme Christine LAGARDE, ministre de l'agriculture et de la pêche ;
  • Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication, porte-parole du Gouvernement ;
  • M. Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ;
  • M. Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
  • M. Eric BESSON, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques ;
  • M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargé des transports ;
  • M. Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ;
  • M. Martin HIRSCH, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
Le prochain conseil des ministres se réunira ce vendredi 18 mai 2007 à 16 heures 30.

Au lendemain de son entrée officielle en fonction, le nouveau président Nicolas Sarkozy a nommé, jeudi, son proche conseiller François Fillon au poste de premier ministre.
M. Fillon, juriste de 53 ans qui s'est fait connaître par une courageuse réforme des régimes de retraite, en 2003, s'est rendu dans l'après-midi à l'hôtel Matignon pour prendre officiellement la relève de son prédécesseur Dominique de Villepin.
Le nouveau premier ministre a la réputation d'être un homme discret, modéré et efficace. Entre la personnalité de François Fillon et celle de Sarkozy, c’est un peu comme l'eau et le feu…
Beau duo donc, qui s’enrichira demain d’une équipe gouvernementale.



Extrait de l'allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie d'installation :

"Je défendrai l'indépendance et l'identité de la France.
Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité.
Je m'efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.
Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l'union de la Méditerranée et pour le développement de l'Afrique.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde."

L'intégralité du discours sur le site de l'Elysée.



A l'occasion de la victoire de Nicolas Sarkozy, l'ancien patron de Démocratie Libérale, Alain Madelin, publie une tribune dans sa newsletter des Cercles Libéraux... Mon premier engagement politique était à ses côtés, je suis heureux de voir les cercles... converger !

"Rarement une telle fenêtre d'opportunité pour réformer en profondeur notre pays ne se sera présentée. La belle victoire de Nicolas Sarkozy dans un contexte de mobilisation électorale massive est assurément le fruit d'un vote d'adhésion. Au second tour le «Tout sauf Sarkozy !» n'a pas fonctionné. Cette adhésion témoigne sans aucun doute d'un côté d'un besoin d'ordre, de sécurité et de protection, mais elle témoigne plus encore d'une envie de mouvement incarné moins par le programme que par la personnalité même de Nicolas Sarkozy.
On retrouve là l'analyse précieuse de Bertrand de Jouvenel. L'autorité politique remplit tantôt une fonction d'arbitrage, tantôt une fonction d'entraînement. Saint-Louis rendant la justice sous son chêne à Vincennes, Bonaparte entraînant la victoire au pont d’Arcole. À la couronne royale de la concorde représentée par la candidate socialiste, les Français ont préféré le sceptre de l'action. Donc, le nouveau Président de la république a reçu le mandat du changement. Une conjoncture économique exceptionnellement favorable lui facilite la tâche. La déconfiture électorale des antilibéraux professionnels élargit le champ du possible.

Le nouveau Président veut agir, agir vite. Il le peut.
Il faut, disait-il, tout dire avant pour pouvoir tout faire après. La formule est heureuse. Elle traduit une volonté de s'appuyer sur la légitimité démocratique du mandat que l'on a reçu pour mettre en oeuvre rapidement des réformes difficiles et vaincre les obstacles au changement.
Mais quel est au juste ce programme du candidat que le Président a mandat de mettre en oeuvre ? C'est là que les difficultés commencent.
Nous avons entendu dans cette longue campagne un candidat Sarkozy -que nous avons apprécié- qui nous parlait de réformer l'État en profondeur, de reconstruire notre modèle social devenu inefficace et coûteux, de baisser nos impôts et nos prélèvements obligatoires, de supprimer la carte scolaire, de libérer les établissements scolaires et les universités, de permettre de travailler le dimanche...
Nous avons aussi entendu -et beaucoup moins apprécié- le même candidat parler de protéger nos services publics, faire l'éloge de l'interventionnisme industriel, faire des appels au protectionnisme en proposant une « préférence communautaire » ou la taxation des importations, vouloir remettre en cause l'indépendance de la banque centrale européenne, on se lançait encore dans des innovations fiscales et sociales hasardeuses (TVA sociale, droits sociaux opposables, unicité du contrat de travail, fiscalité écologique...). Difficile de se reconnaître dans un tel mélange. Mais il faut bien reconnaître qu'il a été électoralement efficace.
Pour le nouveau Président, tout est possible. Il peut lire et appliquer son programme en laissant parler son instinct libéral. Il peut tout aussi bien laisser aller un tempérament interventionniste nourri par un discours protectionniste et sécuritaire. Il peut encore tenter de fonctionner au mélange.
Le très influent quotidien britannique Financial Times s'interroge sur notre nouveau Président : «sera-t-il un libéral économique ou un interventionniste populiste ?». Le caractère hybride de son programme n'a échappé à personne. Pour souligner cette ambiguïté libérale les observateurs parlent volontiers de «bonapartisme moderne» ou de «libéral colbertiste».

Une chose est sûre heureusement. Le nouveau Président veut être l'homme de l'action et des résultats. Celui qui veut retrouver le plein-emploi, doper le pouvoir d'achat, soutenir la croissance, réformer l'État et moderniser la France. Ceci passe nécessairement par des réformes -toute expérience des autres pays en témoigne- qu'ailleurs on n'hésite pas à qualifier de «libérales» Dans sa campagne électorale, le candidat Sarkozy a su allier des discours tournés vers la France entreprenante et vers la France populaire. Sans les opposer, en les réunissant dans un même projet. Il appartient au Président Sarkozy de maintenir cette alliance en mettant un trait d'union entre le libéral et le social, la liberté et la sécurité, la réussite des uns et l'égalité des chances pour tous. De même que Tony Blair a su en Angleterre rénover le travaillisme en le mariant avec le libéralisme, nous formons le voeu que notre nouveau Président de la république saura porter les exigences libérales de la modernité."

 
Parmi les nombreuses personnes que j’ai eu la chance de voir travailler durant la campagne, Olivier Ubeda, directeur des relations publiques de l’UMP m’a convié à plusieurs reprises en tant que bloggeur aux meetings du candidat. Un grand merci à Olivier, et bravo pour son excellent travail avec toute la joyeuse troupe des « Ubeda boy’s ».  
Mais au fait, comment ça se passe, un meeting, côté coulisses ? La réponse ci-dessous :





Vive les Frogs !!!

:-)




La déclaration de Nicolas Sarkozy :

Mes chers compatriotes,

En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.

J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.

Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.

Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.

Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.

J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.

J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France !



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