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"Pour nombre de socialistes, le mètre étalon, c'est encore le marxisme et l'étatisme alors que pour moi, le libéralisme fait partie des fondements du socialisme". Jean-Marie Bockel

Fédérer les sarkozystes de gauche en vue des municipales: «La Gauche moderne», le parti que Jean-Marie Bockel doit lancer demain, veut faire de l’ouverture sa marque de fabrique et présenter aux élections municipales de mars plus d’une centaine de candidats sur des listes de rassemblement.

Qui sera candidat pour La Gauche moderne? Le futur parti, qui revendique déjà 680 adhérents, promet d’être présent sur les listes d’une quinzaine de grandes villes. Pour l’heure, on en est encore souvent aux ronds de jambes et tractations par téléphone. A Paris, où vient de se créer une fédération, La Gauche moderne compte décrocher des postes de conseillers municipaux: «On aura peut-être une, voire deux têtes de liste», prévoit Jean-François Pascal, conseiller politique du secrétaire d’Etat. Le député européen Jean-Marie Cavada, qui doit mener une liste UMP dans le XIIe arrondissement, pourrait les rejoindre.

Parmi les socialistes intéressés, le strauss-kahnien David Melloni, qui fera équipe à Toul avec Nadine Morano, députée UMP de Meurthe-et-Moselle: «J’attends de connaître les bases du parti, encore en construction, mais il y a des chances qu’on fasse un bout de chemin ensemble.» Et Yves Urieta, maire PS de Pau, à la tête d’une liste panachée gauche-centre-droite, qui se rendra au lancement «comme observateur». D’autres candidats sont pressentis à Lyon, Marseille, Toulouse ou Nice.

La Gauche moderne et l’UMP feront-elles stratégie commune aux municipales? Si les proches de Bockel se défendent d’être en service commandé, Nicolas Sarkozy, pas mécontent de voir sa recrue promouvoir sa stratégie d’ouverture, a chaudement encouragé l’initiative. «Une démarche libre et indépendante», assure Bockel, qui «assume pleinement les alliances avec l’UMP». En mal de famille politique, l’ancien blairiste du PS avait besoin «de créer son espace et de peser électoralement» pour se faire entendre au sein de la majorité, note son conseiller, évoquant des discussions «informelles» avec Sarkozy mais «pas de réunion ad hoc».

Mulhouse: un cas d’école de l’ouverture? Le maire sortant y conduira une liste rassemblant socialistes, centristes et UMP. Là Bockel joue les modestes, refusant de faire de Mulhouse un «emblème» de l’ouverture. «Je compte juste m’appliquer à moi-même les principes que je prône.» A l’UMP, la perspective de municipales main dans la main avec l’ancien adversaire avait agacé cet été. Selon «le deal passé en août», Jean Rottner, suppléant de la députée UMP du Haut-Rhin, s’est vu promettre le poste de premier adjoint.

Selon lui, «les difficultés sont en train d’être surpassées. Les militants se sont fait une raison, ils sont réalistes.» Et partent manifestement à la bataille sans enthousiasme. Arlette Grosskost, qui a fini par soutenir du bout des lèvres la liste Bockel, sans y figurer, peste toujours contre La Gauche moderne. «Que l’UMP s’ouvre à un candidat, ça peut marcher. Mais là, c’est La Gauche moderne qui daigne prendre des UMP.»
source : Libé.fr


"Au fond, peut-être que je suis celui qui sait le mieux exploiter les richesses humaines du Parti socialiste. Ils ont des gens très bien, ils ne les utilisent point. Dans une autre vie, je pourrai peut-être faire directeur des ressources humaines"

Nicolas Sarkozy, 30 août 2007, Université d'Eté du MEDEF, campus d'HEC



Nicolas Sarkozy tenait absolument à revoir sa « famille » avant les vacances, et c'était réciproque, puisque plus de 2000 cadres de l'UMP ont répondu à son invitation, hier soir, au Carrousel du Louvre.
 
Le vainqueur du 6 mai les a félicités pour le travail accompli pendant les campagnes présidentielle et législatives, en leur assurant que le « lien très fort » qui les unit, lui à l'Élysée, eux sur le terrain, resterait indéfectible. Mais la politique a ses raisons que le coeur ne comprend pas toujours. Voilà pourquoi le fils prodigue de l'UMP a voulu faire oeuvre de pédagogie en vantant aux siens les mérites d'une « ouverture » qui les laisse au mieux dubitatifs. « La France ne veut pas de ou : identité, ou l'ouverture, ou la modernité, ou la tradition. Giscard a fait le choix de la modernité, mais il a oublié la tradition, c'est la raison de son échec, leur a-t-il lancé. La France veut un gouvernement de droite et ouvert ». À ceux qui contestent la présence de ministres de gauche, il a asséné : « Je prends les meilleurs et les plus populaires au PS. » Résultat, selon lui : « Le PS s'effrite et ils sont là, dans les fonds de cale, à colmater les brèches, pendant que moi, là-haut, avec François, nous hissons la grand-voile. Je fais voter le bouclier fiscal à 50 %, l'abaissement des droits de succession, le service minimum... Tout ce dont vous avez toujours rêvé ! » « François », c'était bien sûr Fillon, au premier rang de l'auditoire.

L'énumération des propositions phares de l'ex-candidat de l'UMP a soulevé l'enthousiasme. Content d'avoir obtenu le résultat escompté, le chef des bataillons de droite leur a administré un conseil en forme d'avertissement : « Le problème, ce n'est pas d'avoir des élus qui sont installés et qui ne bougent plus. C'est de toujours se battre et de ne pas laisser les adversaires gagner du terrain. »
La leçon valait évidemment pour les municipales, qui doivent marquer une étape supplémentaire de l'« ouverture ». « Vous me remercierez après ! » a conclu Nicolas Sarkozy, pas dupe des arrière-pensées de l'auditoire, malgré ses applaudissements nourris.

En s'adressant au « coeur » de sa majorité, Nicolas Sarkozy n'a pas levé toutes les interrogations ni apaisé toutes les rancoeurs. Des libéraux, mais aussi des centristes ralliés dès 2002 à Jacques Chirac, peinent à reconnaître le candidat qu'ils ont soutenu. Bien des élus « de base » sont interpellés dans leur circonscription par des électeurs de droite troublés. Par exemple, ce député bourguignon, ex-RPR, toujours ulcéré par la nomination au gouvernement d'Eric Besson. « Pourtant, se lamente-t-il, j'avais prévenu Sarkozy avant son élection, quand il s'était mis en tête de faire parler Besson à la tribune de son meeting de à Dijon. Je lui avais dit :»Ne me refais jamais ça !»

Contrairement à ce que semble croire cet élu, le président, comme il l'a dit à plusieurs reprises, a montré hier qu'il était parfaitement conscient des dommages collatéraux de l'« ouverture ». Et en promettant aux cadres de l'UMP qu'il les rencontrerait régulièrement, il a voulu leur signifier qu'il ne laisserait pas les rancoeurs et les frustrations s'accumuler dans son propre camp.

source : le figaro.fr

Nicolas Sarkozy a reçu hier soir le staff de campagne à l'Elysée, afin de remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à sa victoire.


Après le speech, j'ai eu le droit à un média training, par les pros de la com...

Résultat : "je m'voyais déjà"...


no comment !...


Extrait de l'allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie d'installation :

"Je défendrai l'indépendance et l'identité de la France.
Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité.
Je m'efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.
Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l'union de la Méditerranée et pour le développement de l'Afrique.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde."

L'intégralité du discours sur le site de l'Elysée.


Lors d'une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne, Nicolas Sarkozy a annoncé que sa "première décision" de président sera de faire lire chaque année dans tous les lycées la dernière lettre du jeune résistant Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941.

"Ma petite maman chérie,
 
Mon tout petit frère adoré,
 
Mon petit papa aimé,
 
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
 
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
 
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
 
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
 
Votre Guy qui vous aime."
 
Guy

source : lefigaro.fr



Vive les Frogs !!!

:-)




La déclaration de Nicolas Sarkozy :

Mes chers compatriotes,

En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.

J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.

Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.

Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.

Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.

J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.

J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France !




Stairway to... Elysée...?

Présent hier au dernier meeting parisien du candidat, j'ai particulièrement apprécié le passage de son discours sur mai 68, dont je ne livre ici que des extraits.

"La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle.

Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement.

Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit.
Souvenez-vous du slogan de mai 68 sur les murs de la Sorbonne : « Vivre sans contrainte et jouir sans entrave. »
 
Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.

Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes."

Le discours dans son intégralité ici.



Alors que s'est tenu ce matin le débat entre Royal et Bayrou, voici le communiqué d'un ami, Philippe WG :

Ce débat n’est rien d’autre qu’un stratagème politicien qui traduit un profond mépris pour les 57 % d’électeurs qui ont désigné pour le second tour Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
 
Par la place qu’il occupe dans les médias, il occulte le débat de fond du second tour, le vrai débat, auquel les Français ont droit pour déterminer leur propre choix :
la confrontation des deux personnalités et des deux projets désignés par les électeurs pour le 2ème tour.
 
C’est une manœuvre dilatoire qui permet pendant plusieurs jours à Madame Royal de ne pas présenter son projet aux Français lors de cette campagne du 2ème tour.
 
Orchestrée par François Bayrou, Ségolène Royal et le PS, cette manœuvre s’apparente à une pratique politicienne de la IVème République appliquée à l’élection présidentielle de la Vème République.
 
Craignant peut-être la confrontation directe avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal se défausse en semblant préférer débattre avec Bayrou, un adversaire plus à sa hauteur peut-être...
 
Les Français, qu’ils soient de gauche comme de droite, en ont décidé autrement.
 
Dans notre démocratie, il n’y de pouvoir que par les urnes : « seul le suffrage universel est la source du pouvoir » est-il écrit dans l’article 1 du préambule de la Constitution.  
 
Philippe WG


Voilà ce que m'inspire le débat, tant voulu par Bayrou...
Juste pour info, dans une finale, il n'y a que deux joueurs.


Merci au "Grand Jacques" pour les paroles :

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.


Maurice Leroy (UDF), qui figurait dans l'équipe de campagne de François Bayrou pour le premier tour, a annoncé qu'il voterait le 6 mai pour Nicolas Sarkozy, et suggéré de laisser le PS à ses "vieux mythes" et ses "éléphants".

Le député UDF du Loir-et-Cher a indiqué sur RTL qu'il "votera en conscience pour Nicolas Sarkozy" au second tour de la présidentielle.

Il a déploré que Ségolène Royal "n'ait pas entendu Michel Rocard, Bernard Kouchner et les acteurs de la gauche moderne", qui avaient prôné, avant le premier tour, un rapprochement entre François Bayrou et Ségolène Royal. Face à "un appareil socialiste qui ne change pas", Maurice Leroy a proposé de laisser les socialistes "à leurs vieux mythes, leur idéologie dépassée et leurs éléphants".



"Maintenant, il faut que François Bayrou se retire, que François Bayrou attende et qu'il laisse les deux finalistes s'exprimer et qu'on compare les projets, et les électeurs de François Bayrou feront leur choix en toute liberté, les triangulaires n'existent pas dans l'élection présidentielle"

François Fillon


Eric Besson, ancien secrétaire national du Parti socialiste et membre de l’équipe de Ségolène Royal avant de démissionner à cause d’un désaccord sur le chiffrage du projet, à apporté son soutien officiel à Nicolas Sarkozy lundi 23 avril, en prononçant un discours à Dijon. Il a notamment déclaré :

"Je suis un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite. Je suis un progressiste, convaincu que pour cette élection, c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois". Il a notamment évoqué "le rayonnement et la place de la France", "la nécessité de l'action et de la réforme" ou "le lien entre l'efficacité économique et la protection sociale".

"Ce discours de vérité, c'est toi, Nicolas Sarkozy, qui le tiens aujourd'hui", a poursuivi Eric Besson. "Nous avons besoin de réformes profondes, volontaristes, d'une action déterminée pour retrouver la confiance de la France, celle qui donne beaucoup, qui souffre, qui est exaspérée."

Il a expliqué que son soutien à Nicolas Sarkozy n'était "pas accidentel". Citant le discours qu'il avait prononcé le 19 novembre 2005 au congrès du PS au Mans, il a rappelé son attachement à la "notion fondamentale d'équilibre entre droits et devoirs".

Eric Besson est revenu, pour la dénoncer, sur la campagne de diabolisation menée par le PS et les partis de gauche :

"Il y a quatre mois à peine, je participais au début d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation du favori de l'élection présidentielle. Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que si la confrontation portait sur (...) les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur. Dans cette entreprise, j'ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d'avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan.

Cette entreprise de diabolisation, ce scepticisme quant à la capacité à faire élire l'une sans diaboliser et sans susciter la peur de l'autre, n'en doutez pas, vous allez la voir à l'oeuvre pendant toute la durée de cet entre-deux tours. Alors il faudra dire trop c'est trop, et j'aurai peut-être l'occasion de le dire dans d'autres contextes.

Il a finalement conclu en déclarant à l’adresse de Nicolas Sarkozy : "Nul ne doute de ta capacité à incarner la France qui ose, qui entreprend, qui crée des richesses et qui se lève tôt. Ta victoire - parce que dans 13 jours, j'en suis persuadé, tu sera victorieux - ne sera pas seulement ta victoire (...), mais sera surtout la victoire de tous les Français qui ont besoin de retrouver l'espoir.

Alors je dirai simplement, forza Nicolas et allez la France !"

Chargé d'un "pôle de gauche" au sein du parti UMP de M. Sarkozy, Eric Besson a expliqué qu'il allait chercher à "rencontrer des personnalités de gauche, des intellectuels, des citoyens" qui pensent que Sarkozy "porte le mieux les notions de progrès". Il a reconnu que pour attirer des élus de gauche, "c'est plus compliqué".
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